Pour sa toute première apparition en Grand Chelem, Loïs Petit n’a absolument pas à rougir de ses prestations ce vendredi, à Tbilissi. La Tournaisienne de 21 ans sauve même (un peu) l’honneur des Belges en étant la seule de nos trois représentants à avoir remporté un combat, face à la Marocaine Chakir.

Certes, ensuite, Loïs s’est inclinée à deux reprises, dont la dernière, des œuvres de la Portugaise Costa (24 ans/n°8), mais sans jamais démériter. Elle en était, là, au stade des repêchages après sa défaite en quarts de finale, face à l’Espagnole Figueroa. La Portugaise lui a donc barré la route de la finale pour la médaille de bronze au terme d’un combat acharné et indécis, conclu après 4’14 sur un mouvement où la Belge est retombé sur le flanc. Mais aucun doute qu’elle tirera de précieux enseignements de cette journée et que Cédric Taymans, le DT francophone, lui accordera encore sa confiance à l’avenir.

Auparavant, le sort avait désigné l’Allemande Menz (30 ans/n°16) comme première adversaire pour Loïs Petit. Mais, en raison d’un cas de Covid-19 au sein de leur délégation, tous les judokas allemands s’étaient retirés de la compétition. Une aubaine que la Tournaisienne ne laissa donc pas passer.

Opposée au deuxième tour à la Marocaine Chakir (22 ans/n°33), Loïs s’imposa sur immobilisation, après 1’40, pour atteindre les quarts de finale et franchir encore un palier au niveau de l’opposition avec l’Espagnole Figueroa (29 ans/n°7). Nullement impressionnée, Loïs Petit tenta crânement sa chance, mais fut refroidie par un contre, après 1’10, de sa rivale qui la retourna au sol.

En -66 kg, Kenneth Van Gansbeke n’a pas su saisir sa chance. Exempté du premier tour, le Brugeois a pu ensuite profiter du forfait de l’Australien Katz (26 ans/n°47), dont le jeune frère Joshua (23 ans) était pourtant bien présent en -60 kg. Qualifié sans combattre pour les huitièmes de finale, Kenneth a alors été éliminé par l’Ouzbek Nurillaev (26 ans/n°14), un judoka qu’il avait battu en 2017, à Budapest, dans le cadre du Mondial. Cette fois, la réalité fut tout autre, notre compatriote s’inclinant sur trois pénalités pour fausse-attaque.

En -48 kg, Anne-Sophie Jura retrouvait, elle, une vieille connaissance en la personne de la Turque Sahin (29 ans/n.c.), une adversaire qu’elle avait rencontrée à cinq reprises entre 2009 et 2015 et de retour à la compétition internationale après cinq ans d’absence ! Et face-à-face insolite fut fatal à la Hennuyère, battue aux pénalités.