L'Anversois de 22 ans a profité, bien malgré lui, du forfait en toute dernière minute de l'Israélien Muki, blessé aux côtes, pour remporter cette prestigieuse compétition...

La dernière finale de cette deuxième journée du Masters, ce vendredi, à Qingdao, opposait en -81 kg Matthias Casse, n°2 mondial, à l’Israélien Muki, n°1. Elle était également un remake de la finale du Mondial, fin août, à Tokyo, qui avait vu Muki s’emparer du titre aux dépens de l’Anversois. Fort d’une balance de six victoires pour une défaite (l’an dernier, précisément au Masters !), l’Israélien partait encore avec les faveurs du pronostic, d’autant que le Belge n’avait plus combattu depuis Tokyo en raison d’une blessure à la cheville.

Mais, énorme surprise au moment de monter sur le tatami ! Forfait en toute dernière minute, Sagi Muki manquait à l'appel... L'Israélien s'était, en effet, blessé aux côtes lors de sa demi-finale, face au Turc Albayrak... Et, à l'échauffement, la douleur s'est réveillée, le contraignant au forfait. Bien malgré lui, Matthias Casse a donc profité de l'occasion pour remporter cette prestigieuse compétition...

D’emblée, lors de ce Masters disputé en Chine, le parcours de Matthias Casse a été placé sous le signe de la revanche. Pour son entrée en lice, au deuxième tour, l’Anversois retrouvait, en effet, le Bulgare Ivanov, n°11, face auquel il était devenu champion d’Europe, en juin, à Minsk ! Et le combat fut, déjà, d’une terrible intensité et indécision avec un mouvement finalement gagnant de notre compatriote après 2’46 de prolongation.

Une fois cet obstacle franchi, Matthias dut encore attendre la prolongation pour s’imposer, après 1’50, face au Sud-Coréen Lee, n°34, qu’il avait battu au premier tour, cette année, à Paris. Mais ce ne fut pas facile…

Au tour suivant, alors que Mollaei (ex-Iranien et n°3 mondial, devenu Mongol et non-classé car privé de tous ses points au ranking suite à son changement de nationalité) s’inclinait face à l’Italien Parlati, Casse écarta dans le temps réglementaire, cette fois, l’Ouzbek Rasulov, n°33, qu’il n’avait jamais rencontré jusqu’ici et dont il se méfiait. Mais celui-ci ne posa pas trop de problème à notre champion d’Europe et vice-champion du Monde.

Tout le contraire de l’Allemand Ressel, victorieux de… Parlati. Un combat Casse-Ressel est devenu un autre classique depuis trois ans dans la catégorie, les deux judokas s’étant rencontrés à cinq reprises avec trois victoires en faveur de l’Allemand, que Matthias a, néanmoins, battu en quarts de finale au dernier Mondial. Et le suspense fut total ! Ce ne sont pas 6, 7, 8, mais 9’12 que Casse et Ressel luttèrent pour décrocher une place en finale, face à l’Israélien Muki. Mais, heureusement, la balance pencha (encore) du côté du Belge !

Toujours en -81 kg, Sami Chouchi s’est, lui, incliné d’emblée face au Russe Khubetsov, champion d’Europe en 2017 et encore médaillé de bronze à Paris et à Brasilia cette année, finalement médaillé de bronze de ce Masters. N°23 au ranking, Sami a concédé un waza-ari face au n°14 mondial (et n°3 russe…), qu’il avait déjà rencontré à quatre reprises, en 2017 et 2018, avec un bilan négatif d’une victoire pour trois défaites.

En -70 kg, nos deux représentantes, Roxane Taeymans et Gabriella Willems, ont également été éliminées dès leur entrée en lice. L’Anversoise, n°28, a perdu au premier tour face à l’Irlandaise Fletcher, n°24. Exemptée de ce tour initial, la Liégeoise, n°30, a subi la loi au second de l’Australienne Coughlan, n°25. Deux revers dommageable face à des judokas de leur niveau…

Avec les défaites de Jorre Verstraeten et de Charline Van Snick, jeudi, seul Matthias Casse a remporté au moins un combat, lors de ce Masters, dans le clan belge ! À méditer, bien sûr, dans la perspective des Jeux de Tokyo.