Plus de 70 nations, près de 500 judokas : le Mondial juniors, se disputant actuellement à Olbia (Italie), a attiré beaucoup de monde, dont sept Belges. Parmi eux, Alessia Corrao (-63 kg) et Yves Ndao (+100 kg), deux de nos meilleurs atouts, entourés par Cédric Taymans et Nicole Flagothier. Les Néerlandophones sont accompagnés par… Dirk Van Tichelt, déjà très fâché sur l’arbitrage, ce mercredi, quand son poulain Zelem Batchaev (-66 kg) s’est vu annuler un waza-ari et infliger une pénalité, synonyme de disqualification, contre le Hongrois Barczikay !

Après cette première journée en demi-teinte pour les Belges avec les éliminations précoces de Deny Altemirov (-60 kg) et de Jente Verstraeten (-48 kg), espérons que la suite de la compétition accouche de meilleurs résultats. En -63 kg, Alessia Corrao (19 ans/n°34) affrontera l’Équatorienne Ortiz (19 ans/n°13), déjà double médaillée de bronze aux Championnats panaméricains.

"Alessia aborde ce Mondial de manière sereine et, surtout, motivée après des mois sans compétition en raison de la crise sanitaire et de sa blessure au dos. Elle a repris fin juillet, à Bucarest, où elle a quand même disputé six combats pour malheureusement échouer au pied du podium, battue par la Néerlandaise Van Lieshout, qui l’a également éliminée à l’Euro, début septembre, à Luxembourg. Mais elle est positive, et ce, d’autant qu’elle entrera bientôt à l’Armée comme élite sportive. Le début de son instruction est prévu le 22 novembre, pour trois mois. Un cap à franchir pour assurer son avenir pro…" explique Cédric Taymans.

Septième à l’Euro, Yves Ndao (20 ans/n°11) sera, lui, opposé à l’Américain Williams (18 ans/n.c.). Une victoire permettrait au colosse bruxellois d’entrer dans le vif du sujet face au vainqueur du combat entre le Serbe Vracar (20 ans/n°7) et l’Italien Rossi (19 ans/n°30).

"Yves a un tirage intéressant, mais il relève d’une blessure à l’épaule qu’il s’est occasionnée à l’Euro. Et qui l’a empêché de défendre ses chances face à l’Allemand Kone, futur médaillé de bronze. Quoi qu’il en soit, Yves poursuit son parcours. On connaît ses qualités. Il a à coeur de prouver sa valeur !" enchaîne le DT francophone.

Il est vrai que le Bruxellois est déjà monté à deux reprises sur un podium, au cours de cette année, avec ses médailles de bronze en juillet, à Coimbra et en août, à Udine.

Pas de francophone au Grand Chelem de Paris !

Pour ce qui est des seniors, le temps est à la récupération, physique et mentale, ou à la rééducation, après blessure. Aucun francophone n’est ainsi inscrit au Grand Chelem de Paris qui aura lieu les 16 et 17 octobre.

"Nos judokas ont connu une première moitié de saison particulièrement chargée avec la course à la qualification olympique et puis, les Jeux ou non… Et chacun le vit à sa manière. J’ai vu que Matthias Casse était inscrit. Sans doute en éprouve-t-il le besoin. Ce n’est pas le cas de Jorre Verstraeten, Sami Chouchi ou Charline Van Snick, par exemple. Les deux premiers préfèrent d’ores et déjà préparer 2022 avec de longs blocs d’entraînement, sans compter que Sami se remet à peine de ses côtes cassées, au Mondial, face au Géorgien Grigalashvili. Quant à Charline, elle est en vacances. Après une période aussi intense, il faut avant tout retrouver le plaisir."

Gaby Willems, elle, est toujours en revalidation après sa grave blessure au genou.

"Gaby a retrouvé le moral. Après trois mois et demi, elle est un peu en avance dans son programme. Mais elle prendra tout le temps qu’il faudra pour revenir."

Deux francophones s’aligneront quand même le week-end suivant Paris, les 23 et 24 octobre.

"Oui ! Loïs Petit en -48 kg et Sophie Berger en -78 kg, à Malaga. Elles ont, toutes deux, besoin de ces compétitions pour gagner de la confiance et envisager l'avenir."