Le verdict définitif est tombé pour l’Algérien Fethi Nourine et son coach, Amar Benikhlef ! Les deux hommes ont été suspendus pour… dix ans par la Fédération internationale de Judo (IJF) pour avoir refusé de combattre face à l’Israélien Tohar Butbul. Le tirage au sort en -73 kg avait placé l’Algérien dans le même tableau que l’Israélien, à condition de se débarrasser au premier tour du Soudanais Mohamed Abdalrasool.

Après s’être retiré de la compétition, Nourine avait déclaré que son soutien politique à la cause palestinienne l’empêchait de combattre contre Butbul. Une attitude que le Comité olympique algérien n’avait, bien sûr, pas acceptée, confisquant l’accréditation de Fethi Nourine et de son entraîneur avant de les renvoyer en Algérie.

La Fédé internationale avait déjà suspendu provisoirement les deux hommes, déclarant qu’ils avaient utilisé les Jeux de Tokyo "comme plate-forme de protestation et de promotion de la propagande politique et religieuse", ce qui violait son code d’éthique ainsi que la Charte olympique.

Désormais, Nourine et Abdalrasool sont interdits de tous les événements de l’IJF jusqu’au 23 juillet 2031, même s’ils peuvent encore interjeter appel de la décision devant le Tribunal arbitral du Sport (TAS).