Située à quelques centaines de mètres du Stade Ferenc Puskas, le célèbre footballeur international ayant joué au Honved Budapest et au Real Madrid, la Laszlo Papp Arena, du nom du fameux boxeur triple champion olympique, sera le théâtre du dernier rendez-vous de la planète Judo avant les Jeux de Tokyo. Et quel rendez-vous puisqu’il s’agit ni plus ni moins du Mondial ! Comme en 2017, la capitale hongroise accueille à partir de ce dimanche et pour une semaine l’événement planétaire qui, plus que jamais, revêt une importance capitale pour ceux qui ne sont pas encore qualifiés pour les JO alors que d’autres préfèrent s’abstenir, justement en vue de Tokyo. C’est le cas du Japon, dont tous les sélectionnés olympiques brilleront par leur absence, tout comme le Français Teddy Riner ou l’Ukrainienne Daria Bilodid, pour ne citer que ces deux stars…

Qu’à cela ne tienne, la liste des engagés comptent 703 judokas, provenant de 131 pays ! Et la palme revient aux -81 kg, la catégorie de Matthias Casse et Sami Chouchi, avec 82 inscrits… Dans ce concert international, onze Belges s’aligneront sur les tatamis hongrois avec, entre autres, Matthias Casse donc (toujours n°1 mondial !), Toma Nikiforov et Charline Van Snick, mais aussi Loïs Petit (la benjamine) qui accompagnera Anne-Sophie Jura en -48 kg. Âgée de 22 ans depuis le 6 mai, la Tournaisienne était en concurrence, dans cette catégorie, avec Ellen Salens (24 ans) qui la précède de deux places au ranking mondial. Et elle a obtenu la préférence…

"La sélection de Loïs a été décidée en commun accord avec Koen Sleeckx, mon homologue néerlandophone…" précise Cédric Taymans, le DT francophone. "Mais ce n’est pas un cadeau ! Tant Loïs qu’Ellen ont rempli les critères de la Fédération pour être alignées. Nous avons estimé que Loïs méritait sa chance, notamment au vu de sa prestation, début mai, à Zagreb, où elle a décroché la médaille d’argent. Mais, surtout, Loïs a bien évolué ces derniers mois. Elle est donc logiquement récompensée de son travail."

Pour le reste, pas de surprise : la Belgique alignera à Budapest ce qu’elle compte de meilleur, à l’exception malheureusement de Gabriella Willems (-70 kg), toujours en revalidation. Gravement blessé au genou (rupture du ligament croisé antérieur !) début avril, à Antalya, lors de son combat face à la Croate Matic, Gaby a été retirée de la sélection pour ce Mondial. Mais la Liégeoise ne désespère toujours pas de s’aligner à Tokyo !

"Sa volonté force l’admiration ! Mais il est évident que la nature de sa blessure hypothèque fortement ses chances de participation aux Jeux. Après les renforcements, il lui faudra tester la solidité et la mobilité de son genou, ce qui est prévu fin du mois de juin. Et ce sera déterminant ! Si elle a la moindre chance de pouvoir s’aligner, elle veut la tenter. En attendant, Gaby nous accompagnera en stage, du 17 au 21. Ceci dit, elle devra, quoi qu’il arrive, être opérée de son genou pour pouvoir continuer sa carrière sportive."

Dans le clan belge toujours, trois judokas abattront leur dernière atout olympique. Il s’agit de : Kenneth Van Gansbeke (35e en -66 kg), Anne-Sophie Jura (42e en -48 kg) et Sophie Berger (42e en -78 kg), mais leur tâche s’annonce très compliquée car ils devront monter sur le podium…

La sélection belge pour le Mondial (6-13 juin, Budapest)

Hommes
-60 kg > Jorre Verstraeten
-66 kg > Kenneth Van Gansbeke
-81 kg > Matthias Casse, Sami Chouchi
-100 kg > Toma Nikiforov

Femmes
-48 kg > Anne-Sophie Jura, Loïs Petit
-52 kg > Charline Van Snick, Amber Ryheul
-57 kg > Mina Libeer
-78 kg > Sophie Berger