Judo

Le Bruxellois s'est incliné en quarts de finale, face au Portugais Fonseca ; puis, en repêchages, contre l'Azéri Kotsoiev. Mais sa journée fut instructive...

Pas de médaille, cette fois, pour Toma Nikiforov, battu en repêchages par l'Azéri Kostoiev, n°26 mondial... Et, avec son honnêteté naturelle, le Bruxellois ne discutera pas l'issue de ce combat, à sens unique, face à un judoka qu'on avait pourtant vu à la peine physiquement en quarts de finale contre le Russe Zankishiev. Mais voilà, ce diable de Kotsoiev s'en est sorti, puis a dominé Toma avec une première alerte après une minute de combat, puis deux waza-ari (en fait, trois, dont un annulé par la vidéo...).

Qu'à cela ne tienne, Toma Nikiforov a quand même livré de bons combats à Bakou, d'abord face au Croate Kumric, n°39. Un face-à-face pourtant mal engagé pour notre champion d'Europe en titre, encore mené à... sept secondes de la fin. Mais c'était sans compter sur la foi inébranlable qui l'anime. La suite fut beaucoup plus tactique contre l'Azéri (déjà !) Gasimov (n°9), un vieux renard des tatamis, que Toma finit, néanmoins, par éliminer sur trois pénalités infligées pour passivité.

Qualifié pour les quarts de finale, Nikiforov retrouvait, alors, son pote, le Portugais Fonseca (n°8), une boule de muscles. Et, là, la situation se gâta pour le Belge qui concéda un waza-ari sur un contre de son adversaire, parvenant littéralement à le retourner au sol. Toma ne lâcha, bien entendu, rien dans la dernière minute de ce combat, malgré le cinéma de son adversaire, se plaignant du dossard (mal collé ?) sur le kimono de notre compatriote qui ne put hélas ! rien pour le renverser.

Si l'issue de ce Grand Chelem ne satisfera pas Toma Nikiforov, après ses deux podiums en Grand Prix, à Marrakech et à Antalya, nul doute qu'il a encore emmagasiné de précieux enseignements en vue des Jeux Européens, fin juin, à Minsk, où il défendra son titre décroché l'an dernier, à Tel Aviv...