Le verdict de ce Grand Chelem de Budapest est dur à avaler pour Toma Nikiforov, tant le Bruxellois a réussi une superbe journée ! Mais Toma n’est malheureusement pas parvenu à concrétiser en remportant le combat pour la médaille de bronze l’opposant au Canadien El Nahas (22 ans/n°7 mondial). Après s’être vu annuler un waza-ari par les préposés à la vidéo, Toma a encaissé une pénalité pour passivité, puis un waza-ari, dans la foulée, alors que le marquoir indiquait 2’30. Et il n’a pu renverser la situation en sa faveur. Dommage…

Auparavant, le Bruxellois ne s’était incliné qu’en demi-finales, face au Russe Ilyasov (25 ans/n°9), vice-champion du monde -100 kg en 2019, à Tokyo, non sans avoir bousculé ce redoutable adversaire qui l'avait déjà battu à deux reprises par le passé, en 2017 et 2018, à Ekaterinbourg.

Toma avait commencé sa journée en expédiant le Hongrois Ohat (24 ans/n°44) en… 34 secondes ! Prêt pour son retour à la compétition à 11h17, le Bruxellois avait dû patienter sept longues minutes, en raison d’un problème technique à la table d’arbitrage. Une éternité pour lui qui n'avait plus combattu depuis le 24 juin 2019, à Minsk, quand il s’était fracassé l’épaule gauche, opérée le 18 juillet suivant.

Mais il était écrit que Toma Nikiforov vivrait une journée inhabituelle puisque l’Américain Smith ne se présenta pas au deuxième tour, faute d’avoir le poids (-100 kg). Un événement rarissime sur la scène internationale. Mais un combat de moins pour notre compatriote qui en avait pourtant besoin.

Ensuite, Toma a livré un combat titanesque pour éliminer l’Israélien Paltchik (28 ans/n°4) au terme d'un affrontement de 8’34 ! Après avoir attendu plus de deux heures et demi pour disputer ce huitième de finale couperet, le Bruxellois a tenu tête à cet Israélien, qu’il n’avait jamais rencontré jusque-là, le poussant par trois fois à la faute. Trois pénalités pour passivité, synonymes de victoire de prestige et de quarts.

Dans la foulée, notre champion d'Europe 2018 a, alors, balancé le Français Iddir (29 ans/n°16), s'offrant cette place en demi-finales sur un splendide mouvement après seulement 1'31. Du grand art !