Le rideau étant tombé, à Prague, sur les Championnats d’Europe (où on n’a dénombré que trois cas positifs sur les quelque 1.800 tests effectués…), la plupart des dirigeants, entraîneurs et judokas ont d'ores et déjà le regard tourné vers l'année 2021. Avec, bien entendu, les Jeux de Tokyo à l’horizon.

Première nouvelle : par la voix de son Président, la Fédé internationale a confirmé l’organisation du Masters, du 11 au 13 janvier, à Doha. Une compétition réservée, comme l’an dernier, aux 36 meilleurs mondiaux par catégorie… Mauvaise affaire pour les Belges qui ne seront que six !

Si la Belgique a décroché trois médailles, de bronze, lors de l’Euro tchèque, elles l’ont été par des judokas actuellement bien classés pour la qualification olympique, à savoir : Jorre Verstraeten en -60 kg, Matthias Casse en -81 kg et Charline Van Snick en -52 kg. L’Anversois a conservé son rang de n°1 mondial, le Louvaniste et la Liégeoise progressant de deux places. Désormais, Jorre est n°16 et Charline, n°9.

Au terme de cet Euro, Sami Chouchi (-81 kg) est, lui, remonté de quatre rangs. Le Bruxellois est 23e. Et, malgré leur élimination au premier tour en -70 kg, Gabriella Willems et Roxane Taeymans figurent bel et bien encore dans le Top 36. Ainsi, Gaby est n°25 et Roxane, n°35.

Malheureusement, tous les Belges en manque de points au ranking olympique ne figurent pas en ordre utile pour le Masters, lequel en attribue énormément. Une simple participation vaut déjà 200 points ! Le risque est donc de voir se creuser le fossé entre les 36 premiers mondiaux et les autres…

Parmi eux, Sophie Berger, 39e en -78 kg, Anne-Sophie Jura, 41e en -48 kg, Kenneth Van Gansbeke, 42e en -66 kg et, bien sûr, Toma Nikiforov, 43e en -100 kg. Sans parler de Mina Libeer, 45e en -57 kg. Pour eux, la situation est dommageable, étant entendu qu’une énorme inconnue plane toujours sur l’organisation d’autres compétitions, en dehors d’un Euro (mai ?) et d’un Mondial (juin ?).