La Liégeoise a été battue sur un mouvement contestable, dès son entrée en lice, face à la Russe Polikarpova, au Grand Chelem d’Abou Dhabi…

Les mains en l’air en signe d’incompréhension, Charline Van Snick n’en a absolument pas cru ses yeux quand, en se relevant, elle a vu que l’arbitre avait accordé un waza-ari à son adversaire, la Russe Polikarpova. Se retournant vers son coach, Cédric Taymans, elle constata, également la stupéfaction de celui-ci.

Peu après la mi-parcours de ce combat de deuxième tour, Polikarpova, 27 ans, n°250 mondiale (!), poussa Charline vers le sol. Celle-ci laissa venir et contra son adversaire en la retournant comme elle en a l’habitude. Mais la Russe retomba sur le ventre et non le dos. Et l’arbitre jugea son intention (?) de mouvement offensif plus évidente que celle de notre compatriote. À partir de là, Charline Van Snick, qui avait dominé ce face-à-face, notamment au sol, se lança vers sa rivale pour tenter de renverser la situation en sa faveur, mais celle-ci esquiva chaque attaque, sortant même d’une tentative d’immobilisation où, la tête coincée entre les jambes de Charline, elle laissa parler sa puissance pour annihiler le mouvement.

Et les secondes s’égrenèrent en défaveur de la n°6 mondiale qui, au terme de ce combat, demeura longtemps à genoux sur le tatami, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de lui arriver. Incroyable face à cette Russe, battue au premier tour à Oberwart et à Budapest après… trois ans sans apparition sur la scène internationale.

À oublier !

En -48 kg, Anne-Sophie Jura, n°32 mondiale, s’est malheureusement aussi inclinée d’emblée, face à la Taïwanaise Lin, n°45. Mauvaise journée…

En -60 kg, Jorre Verstraeten, n°18 mondial, a écarté le Koweïtien Althufairi, n°117, avant de s'incliner face au Néerlandais TsjakaDoea, n°12.