Pour son retour à la compétition, Toma Nikiforov disputera le combat pour la médaille de bronze au Grand Chelem de Budapest ! Le Bruxellois a, en effet, fini par s'incliner, en demi-finales, face au Russe Ilyasov, vice-champion du monde -100 kg. Non sans avoir bousculé ce redoutable adversaire qui l'avait déjà battu à deux reprises par le passé, en 2017 et 2018, à Ekaterinbourg...

Mais, auparavant, Toma a livré un combat titanesque, éliminant l’Israélien Paltchik (n°4 mondial) au terme d'un affrontement de 8’34 ! Après avoir attendu plus de deux heures et demi pour disputer ce huitième de finale couperet, le Bruxellois a tenu tête à cet Israélien, qu’il n’avait jamais rencontré jusque-là, le poussant par trois fois à la faute. Trois pénalités pour passivité, synonymes de victoire de prestige et de qualification pour les quarts. D'ores et déjà une excellente affaire !

Dans la foulée, notre champion d'Europe 2018 a également balancé le Français Iddir, s'offrant cette place en demi-finales sur un splendide mouvement après seulement 1'31. Du grand art !

En début de journée, Toma avait commencé par expédier le Hongrois Ohat en… 34 secondes ! Prêt pour son retour à la compétition à 11h17, le Bruxellois avait dû patienter sept longues minutes, en raison d’un problème technique à la table d’arbitrage. Long pour lui qui n'avait plus combattu depuis le 24 juin 2019, à Minsk, quand il s’était fracassé l’épaule gauche, opérée le 18 juillet.

Mais il était écrit que Toma Nikiforov vivrait une journée inhabituelle pour son retour puisque l’Américain Smith ne se présenta pas au deuxième tour, faute d’avoir le poids (-100 kg). Un événement rarissime sur la scène internationale. Mais un combat de moins pour notre compatriote qui en avait pourtant besoin.

En -78 kg, Sophie Berger a résisté comme elle a pu face à la Française Posvite (n°3 mondial), mais a dû concéder la défaite après 1’45. À revoir dans d'autres circonstances…