À peine rentré d’Abou Dhabi, où il a terminé, blessé, au pied du podium du dernier Grand Chelem de l'année, Toma Nikiforov est déjà reparti ! Le Bruxellois s’est envolé, ce mercredi, en direction de la Mongolie pour un stage de deux semaines et demi en compagnie de son coach, Damiano Martinuzzi. Objectif : garder le rythme et... les sensations en vue de la saison prochaine, malgré un dos bloqué.

"Toma a vu son ostéopathe ce mardi et son dos va mieux. Encore deux ou trois jours de repos et il peut reprendre l’entraînement intensif !" explique Damiano.

De retour sur la scène internationale dimanche, à Abou Dhabi, Toma Nikiforov a joué de malchance puisqu’il s’est bloqué le dos sur un mouvement anodin, avant même l’échauffement en vue de son premier combat !

"Il avait la respiration coupée et était limité dans les déplacements et dans ses mouvements. Ce n’était vraiment pas l’idéal. Malgré ça, il a écarté le Roumain Serban et l’Allemand Petersilka pour se retrouver en demi-finale face au Russe Adamian, l’actuel n°1 mondial. Et encore un peu, il le battait !"

De fait, le début du combat se révéla à l’avantage du Bruxellois, son adversaire encaissant deux pénalités, pour non-combativité et garde illicite. Surtout, après être sorti d’une tentative d’immobilisation, Toma souleva le Russe pour le plaquer au sol. Waza-ari ? Ippon ? Ça s’est joué à rien…

L’arbitre lui accorda un waza-ari, à 1’13 de la fin. Ensuite, l’accumulation des combats en très peu de temps fut fatale à notre champion d’Europe qui, à son tour, fut renversé et immobilisé (cette fois, pour de bon…) par son rival. Avant d’être battu pour la médaille de bronze par le Néerlandais Korrel.

"Korrel était plus affûté que Toma. Mais peu importe… Ce que je retiens est qu’il a failli sortir Adamian, que je considère comme l’un des plus forts de la catégorie. C’est bon signe ! Nous avons une base de travail pour ce stage en Mongolie, histoire de préparer déjà la saison 2022."

Une année importante pour Toma Nikiforov avec un Euro en avril, à… Sofia (à quelques centaines de mètres de chez ses grands-parents) et le Mondial en août, à Tachkent. Non, Tokyo ne lui a pas enlevé l’envie de briller !