Et de deux ! Deuxième titre… Et de quatre ! Quatrième médaille…

Après le bronze en 2015, à Bakou, l’argent en 2016, à Kazan et l’or en 2018, à Tel Aviv, Toma Nikiforov est monté sur la plus haute marche du podium européen ce dimanche, à Lisbonne. Le Bruxellois a battu en finale des -100 kg le Géorgien Liparteliani (32 ans/n°1 mondial), un judoka qu’il avait déjà rencontré à deux reprises, en 2017 et 2018, avec deux défaites à la clé. Mais, cette fois, Toma a renversé son prestigieux rival, dont le palmarès est éloquent : vice-champion olympique en -90 kg à Rio 2016, double vice-champion du monde en -100 kg (2017 et 2018) et neuf fois médaillé sur la scène européenne (3 or, 6 argent, 1 bronze), encore vainqueur du Masters en janvier, à Doha. Un exploit !

Toma Nikiforov a débuté sa journée en écartant l’Azéri Gasimov (30 ans/n°11), qu’il avait déjà rencontré à trois reprises avec deux victoires (en 2018, à Düsseldorf et en 2019, à Bakou) pour une défaite (au Mondial, en 2017, à Budapest). Après un peu plus d’une minute dans ce face-à-face initial, le Bruxellois s’est emparé du bras de son adversaire pour le balancer au sol. Un mouvement peu orthodoxe que les arbitres vidéo ont pourtant validé ! Dès ce moment, Toma géra calmement le combat, l’Azéri ne parvenant vraiment pas à l’inquiéter, malgré deux pénalités infligées par l’arbitre. Opposé au deuxième tour au Biélorusse Sviryd (24 ans/n°25), Toma s’imposa après avoir encore marqué le premier, puis géré son adversaire.

En quarts de finale, Toma retrouva le Français Maret (33 ans/n°33), revenu de très loin après un accident de scooter en octobre 2020, lui ayant occasionné une luxation de la hanche avec un arrachement ligamentaire. Mais le médaillé de bronze olympique en 2016, à Rio, affichait une certaine confiance après avoir sorti l’Israélien Paltchik, n°2 mondial ! Et pourtant, Toma ne mit que… treize secondes pour renverser son rival et prendre l’avantage, qu’il conserva jusqu’à la fin de ce face-à-face pour remporter sa quatrième victoire (pour trois défaites) sur Cyrille Maret et atteindre les demi-finales.

Et justement, en demi-finales, le Bruxellois a pris une superbe revanche sur le jeune Géorgien Sulamanidze (19 ans/n°32) qui l’avait battu au même stade, fin mars, à Tbilissi. Toma fut (encore) le premier à marquer lors de ce combat avant que le Géorgien ne rétablisse quand même l’égalité. Mais, sur un dernier mouvement, Nikiforov souleva son adversaire pour le plaquer au sol et donc se qualifier pour sa troisième finale européenne, après 2016, à Kazan (2e, battu par Grol) et 2018, à Tel Aviv (1er, victorieux de Fonseca).