497 judokas, en provenance de 71 pays, des entraîneurs, des arbitres, des bénévoles et des… spectateurs en tribunes ! Un an après l’apparition du Covid-19, il y avait comme un air de retour à la normale, ce vendredi, à Tachkent, en Ouzbékistan, théâtre du deuxième des cinq Grands Chelems programmés par la Fédération internationale dans le cadre de la qualification olympique. "Enfin !", tel était le message sur Instagram de Toma Nikiforov, attentif lors de cette journée initiale, traditionnellement réservée aux poids légers.

En -60 kg, Jorre Verstraeten a remporté ses deux premiers combats, face au Portugais Lopes (24 ans/n°38) et au Kirgiz Aibek (20 ans/n°46) en prolongation. Opposé en quarts de finale à l’Ouzbek Nurillaev (24 ans/n°43), qu’il avait déjà rencontré à deux reprises, pour un bilan d’une victoire partout, le Louvaniste s’est, alors, incliné.

Renvoyé aux repêchages, Jorre retrouvait le Français Mkheidze (25 ans/n°24), sortant d’un superbe face-à-face, perdu, avec le Japonais Nagayama. Médaillé de bronze à Budapest avant d’être éliminé au premier tour à Prague et à Doha, Mkheidze était donc un fameux client, même si Verstraeten l’avait battu lors de deux confrontations antérieures, en 2018 et 2019 (en route pour sa médaille de bronze !).

Et ce combat se décida dès la minute initiale, quand le Français fut crédité d’un waza-ari pour un mouvement peu orthodoxe, mais efficace. Jorre Verstraeten se montra, dès lors, très entreprenant, mais buta sur la roublardise de son adversaire, lequel se qualifiait pour la phase finale et le combat pour le bronze (face à l'Azéri Huseynov...), malgré deux pénalités timidement infligées par l’arbitre, forcé aussi par le préposé à la vidéo.

En -66 kg, Kenneth Van Gansbeke a bien commencé sa journée, écartant logiquement le Taïwanais Tsai (25 ans/n°50), qu’il a emmené au sol pour l’étrangler peu après la mi-combat et avoir le droit de rencontrer le Sud-Coréen Kim (28 ans/n°11). Un véritable test pour le Flandrien face au vice-champion du monde 2019.

Et Kenneth n’a absolument pas démérité contre ce redoutable adversaire, jusqu’ici barré pour les Jeux de Tokyo par son compatriote An, n°4 mondial ! Après avoir poussé Kim à la prolongation, notre compatriote s’est quand même laissé surprendre, concédant un waza-ari sur un mouvement d’épaule de son rival.

En -48 kg, Anne-Sophie Jura a soufflé le chaud et le froid ! Le chaud, d’abord, face à la Brésilienne Chibana (27 ans/n°29), qu’elle a avait déjà rencontrée et battue en 2017. Ici, après avoir concédé deux pénalités, Anne-So a tenté sa chance au sol, où elle est parvenue à plaquer son adversaire sur le dos pour l'emporter.

Mais, ensuite, ce fut le froid, voire le glacial, contre l’Italienne Milani (27 ans/n°45), qu’elle avait pourtant écartée au premier tour, à Prague, dans le cadre de l’Euro… Et ce fut encore au sol que la victoire se décida, notre compatriote se retrouvant immobilisée, étranglée, et devant abandonner après 2’17 !

En -57 kg, Mina Libeer s’est malheureusement inclinée face à la Kazakhe Kussakbaeyva (25 ans/n.c.), dont la seule compétition internationale datait de juillet 2019 ! Surprise après, à peine, trente secondes par son adversaire, Mina a tout tenté pour renverser la situation, mais n’y est pas parvenue.

Une déception pour notre jeune compatriote de 23 ans qui aurait sans doute aimé enchaîner après sa médaille de bronze décrochée le week-end dernier, à Prague.