Cédric Taymans et Koen Sleeckx tentent de trouver quelques solutions pour que les Casse, Nikiforov, Chouchi, Willems et autres soient compétitifs en mai...

Les téléphones portables de Cédric Taymans et de Koen Sleeckx, les deux DT fédéraux, n’ont jamais autant chauffé que depuis le début de cette semaine. Après les annulations des instances sportives internationales, bouleversant le calendrier de compétitions, les mesures politiques du gouvernement belge, ce jeudi soir, ont considérablement compliqué le programme d’entraînements de nos judokas d’élite.

Comme tous les mercredis, ceux-ci se sont retrouvés à Schaerbeek pour la séance hebdomadaire, le dojo du Crossing affichant complet. Mais, désormais, nul ne sait comment les Matthias Casse, Toma Nikiforov, Sami Chouchi, Gabriella Willems et autres pourront encore s’entraîner. Impossible, en tout cas, pour un judoka de respecter la consigne demandant de se tenir à un mètre de l’autre ! À moins d’avoir le bras long…

"Tant que c’était permis, nous nous sommes encore entraînés ce vendredi matin !" explique Cédric Taymans. "Mais, à partir de samedi, impossible de planifier quoi que ce soit. Il y a des contacts et des réunions, en coulisses, visant à savoir ce qui est encore autorisé comme la constitution de petits groupes d’entraînement pour les judokas engagés sur la scène internationale et, notamment, dans la course à la qualification olympique."

Même constat côté néerlandophone où la Topsportschool de Wilrijk a purement et simplement fermé ses portes. Pas de cours pour les étudiants, pas d’entraînement pour les sportifs…

"Et nos stages ont été annulés !" peste Koen Sleeckx. "Nous avions prévu de partir au Japon : annulé. Puis, au Brésil : annulé ! À cette période de la saison, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas nous entraîner jusqu’au 3 avril. C’est pourquoi nous envisageons des séances en cercle restreint. Je pense surtout à Matthias Casse, Toma Nikiforov, Dirk Van Tichelt qui doivent préparer leurs futures échéances, dont les Jeux."

Avec l’annulation de quatre rendez-vous internationaux (Rabat, Ekaterinbourg, Tbilissi, Antalya) sur les dix prévus en 2020, la course pour Tokyo 2020 sera plus intense que jamais, surtout pour les non-qualifiés.

"Je pense que ce sera particulièrement chaud pour les judokas classés entre la 14e et la 40e place au ranking olympique ! » estime le DT francophone. « Car tous vont se précipiter sur les derniers tournois qualificatifs, même si la Fédé internationale a prolongé la période jusque fin juin."

Concrètement, figurent encore au programme : Bakou (Grand Chelem > 08-10/05), Doha (Masters > 28-30/05), Budapest (Grand Chelem > 12-14/06) et Hohhot (Grand Prix > 26-28/06). Sachant que l’Euro, à Prague, a été reporté en juin (19-21), la dernière ligne droite avant les Jeux de Tokyo s’annonce éprouvante.

C’est pourquoi il faudra être bien préparé… Bref, on tourne en rond sur les tatamis du monde entier et la Belgique n’échappe, bien entendu, pas à la règle !