Judo Très attendue en -48 kg, Lois Petit a décroché son deuxième titre juniors sans être inquiétée.

Mission accomplie, ce dimanche à Anvers, pour Lois Petit, qui a retrouvé son titre national juniors en -48 kg. L’an dernier, la Tournaisienne ne s’était pas alignée pour cause d’instruction militaire, et Laura De Cock avait été sacrée… sans combattre, étant la seule engagée. Cette fois, Lois était la seule… francophone face à quatre néerlandophones, et elle avait vraiment à cœur de s’imposer.

"Je n’aime pas le National parce que tout le monde m’attend et trouve normal que je gagne. Mais, croyez-moi, ce n’est pas aussi évident ! J’étais plus stressée que pour une compétition à l’étranger et, surtout, je me méfiais de Amelien Deckers et de Jolien Berton, parce que je savais qu’elles pouvaient m’embêter. Finalement, tout s’est bien passé !"

Dans une phase de poule à 5 judokas, Lois a, en effet, remporté ses 4 combats par ippon.

"J’ai donc disputé un combat de plus que dans les autres catégories où il y avait quarts, demis et finale, mais je ne me plains pas. En revanche, je ne comprends pas cette pénurie de filles en -48 kg. Il y en a, mais peut-être n’ont-elles pas envie de s’aligner en compétition. C’est la seule raison que je vois à cette situation un peu particulière."

En attendant, après ses trois titres en cadets, Lois Petit en compte désormais deux en juniors. En -48 kg, donc, une catégorie où elle se sent encore trop… légère.

"Après avoir bien déjeuné et dîné, je ne pesais que 46,9 kg sur la balance. C’est peu ! Surtout sur la scène internationale où je combats face à des filles qui affichent environ 50 kg après être passées à la pesée officielle. Je manque de force. J’ai essayé de résoudre ce problème avec un nutritionniste, mais j’ai abandonné l’idée. J’ai effectivement grossi, mais je n’avais plus faim ! Ce qui me causait un autre souci. Maintenant, je ne me préoccupe plus de ça !"

Forte de sa médaille d’or à l’Open d’Herstal, Lois a obtenu sa première sélection en European Open, début mars, à Prague.

"J’y entrerai, en quelque sorte, dans la cour des grandes. Mais, d’ici là, j’ai encore le stage de Düsseldorf pour me familiariser avec le haut niveau, celui des seniors."

Seule une violente douleur à l’épaule droite a, tout récemment, tracassé la Tournaisienne.

"J’ai dû passer un scanner qui a décelé une petite lésion au bourrelet. Rien de grave, mais je dois quand même me méfier et éviter certains mouvements, notamment dans mon placement de l’épaule vers l’arrière. Pas de quoi m’arrêter…"

Et pas de quoi l’empêcher de fêter son titre national avec son mentor, Bernard Tambour !