Judo

Passé à la Vlaamse Judo Federatie (VJF), Toma Nikiforov en a obtenu l’accord de poursuivre sa collaboration avec Damiano Martinuzzi, qui l’accompagnera partout.

Le puzzle s’est mis en place autour de Toma Nikiforov ! On le sait, le Bruxellois a décidé de quitter la Fédération francophone belge de judo (FFBJ) pour son homologue néerlandophone en raison de "soucis internes", dont le moindre n’est pas le licenciement de son entraîneur, Damiano Martinuzzi, le 18 octobre. Une décision qui est particulièrement mal passée auprès du champion d’Europe, actuellement en fin de revalidation après une délicate opération au genou, le 24 août.

Dans un premier temps, Toma avait logiquement envisagé travailler avec les entraîneurs en place à la Vlaamse Judo Federatie (VJF), le Néerlandais Mark Van der Ham et le Polonais Robert Krawczyk, mais il souhaitait également poursuivre avec Damiano Martinuzzi, coach avec lequel il a décroché de nombreuses médailles internationales jusqu’ici.

C’est officiel : la VJF a exaucé le vœu de Toma qui sera suivi partout, en stage comme en compétition, par Martinuzzi, au minimum jusqu’aux Jeux de Tokyo, le grandissime objectif du judoka. "En fait, nous continuons simplement ensemble. Malgré les circonstances, à savoir sa revalidation et mon licenciement, j’ai toujours été aux côtés de Toma. Nous avons connu trop d’émotions, lui et moi, pour que ça s’arrête ainsi. C’était le souhait de Toma et la VJF l’a compris. Je tiens donc à en remercier les représentants parce qu’ils ont pris une décision qui va dans le sens des intérêts du sportif…", explique Damiano Martinuzzi, depuis le stage de Mittersill (Autriche), où Toma reprend goût aux randoris (simulations de combat).

"Toma sait ce qu’il veut ! Il est conscient qu’il sort d’une grave blessure et qu’il ne peut brûler les étapes. L’objectif à court terme est un retour à la compétition le 24 février, à Düsseldorf. Mais, d’ici là, il vit au jour le jour, à l’écoute de son corps et, surtout, de son genou. Il est en stage car il a reçu le feu vert du médecin."

Toma est donc de retour sur les tatamis, mais y va, bien entendu, prudemment. Avec la VJF et son coach personnel, il a établi un programme, entre guillemets, pour les prochaines semaines. "Après Mittersill, nous nous entraînerons une semaine en Belgique. Puis, nous nous rendrons normalement deux ou trois jours à Papendal. Ensuite, retour en Belgique avec le stage international d’Herstal. Enfin, celui de Paris où nous devrions finaliser sa préparation pour un retour, fin février, à Düsseldorf. Si tout va bien."

On le voit, Damiano Martinuzzi est prudent. Toma Nikiforov, aussi, malgré l’impatience qu’on devine chez lui. Pour le reste, on ne peut que se féliciter de constater que le lien sportif et émotionnel liant Nikiforov à Martinuzzi existe toujours.

Pour le meilleur, espérons-le, même si Toma concède lui-même : "Tout ça pour ça…"

Oui, cette malheureuse histoire, il s’en serait volontiers passé. Qu’à cela ne tienne, rendez-vous en 2020, à Tokyo !