Le Schaerbeekois a décroché la médaille d'or en -100 kg, ce dimanche, à Tachkent, remportant un Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. "Après tant de galères, de blessures, d'opérations et la période du coronavirus, c'est très bien", a-t-il déclaré à l'agence Belga.

Champion d'Europe 2018, le Belge avait déjà échoué à deux reprises en finale de Grand Chelem en 2017, à Abou Dhabi et en 2018, à Ekaterinbourg. Ce dimanche, il a su se concentrer pour s'imposer. "Je me suis bien senti toute la journée. Dans ma tête, un seul mot tournait : la victoire. Je suis resté concentré du début à la fin. Pourtant, j'aurais pu perdre ma concentration lors de certains passages."

En effet, le 40e mondial a vécu une demi-finale compliquée contre l'Ouzbek Turoboyev, porté par les spectateurs. "Je prends un waza-ari, puis j'ai été insulté par le public. C'est presque parti en bagarre, mais tout est bien qui finit bien", a expliqué le judoka de 28 ans.

En finale, Nikiforov a battu un ami, le Bulgare Georgiev grâce à deux waza-ari. "Je le connais depuis très longtemps, c'était bizarre de combattre contre un ami", a ajouté le Belge d'origine bulgare.

Grâce à cette victoire, Nikiforov devrait effectuer un bond en avant au classement olympique, où il figurait au 40e rang avant cette compétition. Il lui faut figurer dans le Top 18 de sa catégorie (avec un judoka par par pays) pour être assuré de disputer les Jeux de Tokyo. "C'est un bon coup de boost pour les JO de Tokyo car ça rapporte beaucoup de points et enlève une petite pression", a-t-il avoué.