Trois combats. Deux victoires, une défaite. Tel est le bilan du retour (surprise) à la compétition de Toma Nikiforov, engagé ce samedi, à Banska Bystrica, ville d’environ 80.000 habitants, en plein centre de la Slovaquie. Autant l’avouer, ce tournoi n’était pas officiellement reconnu puisqu’il ne réunissait des combattants que de quelques pays. La Slovaquie, bien sûr, et quelques-uns de ses voisins comme la Tchéquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovénie. Et donc la Belgique avec Toma, mais aussi deux judokas du club de Coxyde.

Versé dans la poule "B", compte tenu du faible nombre de participants (sept) en -100 kg, Toma Nikiforov a écarté ses deux premiers adversaires, le Polonais Lysenko (23 ans), n°65 mondial, et le Slovaque Randl (33 ans), n°41 en -90 kg, par ippon pour avoir le droit de disputer la demi-finale, face à un autre Polonais, Kacper Szczurowski (23 ans), n°68 mondial. Mais ce combat a tourné court pour le Bruxellois, exclu par l’arbitre et les préposés à la vidéo pour un mouvement de défense non-réglementaire discutable et discuté.

"Je n’ai rien compris et je ne suis pas le seul !", lance Toma. "J’ai entendu parler d’un ippon, puis d’un waza-ari en faveur de mon adversaire, mais il n’y avait ni l’un ni l’autre ! Puis, ils ont estimé que j’avais roulé sur la tête pour éviter que le Polonais ne marque. Et, là non plus, pour moi, il n’y a rien. Vraiment dommage..."

Ni Toma ni son coach ne voulaient pourtant trop s’attarder sur ce contre-temps. L’essentiel était, en effet, que notre champion d’Europe 2018 était, enfin, de retour à la compétition. Après 425 jours d’attente depuis cette journée des Jeux Européens, à Minsk, où il s’était incliné suite à une blessure à l’épaule.

"Franchement, ce fut court, mais bon ! Il n’y a rien de tel que la compétition, que des combats avec enjeu. Rien à voir avec l’entraînement… Et puis, je suis également content de mon régime, même s’il y avait une tolérance d’un kilo. Le fait de combattre l’après-midi m’a permis de récupérer des forces après la pesée matinale. Et je me sentais bien sur le tatami. Il y a très longtemps que j'attendais ça..."

Même constat dans le chef de Damiano Martinuzzi, satisfait de la manière.

"Il n’y avait pas grand-monde, mais les adversaires de Toma étaient de qualité. Bien sûr, on a toujours envie de plus… Il n’empêche, c’est une excellente expérience et elle augure du meilleur pour la suite. On sortait de quelques jours de stage en Allemagne et on passera encore trois jours ici, en Slovaquie. Puis, on rentrera en Belgique pour préparer sereinement les prochaines échéances."

Auparavant, Toma Nikiforov (27 ans) vivra, dans les semaines à venir, un heureux événement puisque sa copine, Karmen, accouchera très prochainement.