Toujours en revalidation, le Bruxellois a opté pour un stage en altitude (2.050 m) à Belmeken (Bulgarie) plutôt que le rendez-vous traditionnel à Mittersill (Autriche). Explication...

Situé à environ 140 km au sud de Sofia, Belmeken est une station de montagne, à 2.050 m d’altitude, comportant un magnifique complexe sportif. C’est là que Toma Nikiforov, en accord avec Damiano Martinuzzi, son entraîneur, et Koen Sleeckx, le DT néerlandophone, a décidé de passer trois semaines.

Arrivé dimanche dernier, le Bruxellois y séjournera, en effet, jusqu’au 26 janvier pour un stage d’oxygénation visant à se forger une base pour cette année olympique.

Opéré de l’épaule droite le 31 octobre, sa neuvième intervention chirurgicale, à 26 ans, Toma précise… "C’était également la troisième en un an et demi ! Il y eut le genou, le 24 août 2018, l’épaule gauche, le 18 juillet, et la droite, ce 31 octobre. J’espère que, maintenant, le compte est définitivement bon..."

Sous-entendu que notre champion d’Europe 2018 sera épargné par les blessures d’ici les Jeux de Tokyo, une échéance pour laquelle il doit encore se qualifier ! Et le temps presse… Au mieux, Toma Nikiforov sera de retour à la compétition, fin février, à Düsseldorf, rendez-vous à partir duquel il aura encore sept opportunités pour marquer les points nécessaires au ranking olympique. Mais il lui faudra décrocher deux, voire trois médailles ! Est-ce possible ?

"Bien entendu !", lance Damiano Martinuzzi. "Actuellement, 25 places et 900 points séparent Toma du dernier qualifié en -100 kg, mais chaque médaille et même chaque place lui rapporteront gros parce qu’il n’a encore enregistré aucun point lors des douze derniers mois, au contraire de certains adversaires qui le devancent. Or, le nombre de résultats entrant en ligne de compte est plafonné à six. Ceci dit, je pense que, pour Toma, la question n’est pas tant de prendre des points que de retrouver, au plus tôt, son vrai niveau."

Quant au choix de ce stage en altitude à Belmeken, Damiano Martinuzzi le voit comme une excellente opportunité à ce moment de la revalidation de son protégé, encore prudent à l’entraînement sur le tatami…

"En temps normal, nous n’aurions pas pu passer trois semaines à travailler sa condition physique. Mais, comme il ne reprendra les randoris (simulation de combat) que ce samedi et encore avec les -81 kg, il était inutile de se rendre à Mittersill où, croyez-moi, l’intensité est énorme ! Nous avons emmené avec nous son sparrring-partner habituel, le Bulgare Daniel Dichev, actuellement devant lui (n°36) au ranking olympique -100 kg..."

Et il n’est pas le seul puisque, lors de son séjour au complexe sportif de Belmeken, Toma Nikiforov s’entraîne également avec l’équipe nationale bulgare !

"Exact ! En arrivant, nous sommes tombés sur Ivaylo Ivanov (n°15 en -81 kg), grand ami de Toma, et tous les autres, ce qui relève l’intérêt de ce stage. D’autant qu’il y a aussi le Serbe Kukolj et le Japonais Kohara, deux habitués des podiums internationaux. Et Toma est déjà chaud pour les affronter !"

Si tout va bien, le retour à la compétition du Schaerbeekois est donc toujours prévu fin février, à Düsseldorf ! Comme l’an dernier…