Le rêve olympique de Quentin Mahauden s’est achevé de manière brutale ce samedi après-midi, à Paris. Après une journée longue de six combats d’une folle intensité, le jeune Brabançon a concédé une deuxième défaite, fatale, face au Jordanien Alnajjar. Une terrible désillusion pour lui qui a espéré jusqu’au bout pouvoir décrocher cette fameuse sélection et revivre cette ambiance qu’il avait connue lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2018, à Buenos Aires, où il avait d'ailleurs ni plus ni moins été sacré…

Exempté du premier tour en -75 kg, le Brabançon s’est, d’abord, très aisément débarrassé du Haïtien Adescar (8-0 en moins d’une minute !). Opposé, ensuite, au Macédonien Zaborski, Quentin est passé par le chas de l’aiguille… Mené 0-1, il parvint à rétablir l’égalité avant de marquer le point de la victoire (2-1) à dix secondes de la fin du combat. Retrouvant, alors, le Biélorusse Korabau, le Belge a livré un superbe combat, s’isolant à 5-1 avant de conclure sur le score final de 6-3.

Arrivé en quart de finale, Quentin se retrouvait face à un dur morceau en la personne du Hongrois Harspataki... Et celui-ci se révéla trop fort pour notre jeune compatriote, battu (0-4). Heureusement, le Hongrois gagna sa demi-finale face au Jordanien Alnajjar sur le score de 2-1 pour s’offrir une place en finale, ce dont profita Quentin Mahauden, repêché ! Avant de disputer le combat pour la médaille de bronze, le Brabançon devait encore écarter le karatéka de Hong-Kong, Lee, lequel n’avait plus combattu depuis deux ans en raison de la crise sanitaire. Et ce face-à-face fut épique… Quentin mena, en effet, 4-0 avant que Lee ne se réveille brusquement à 4-5 ! Mais notre compatriote parvint quand même à conclure en sa faveur (8-5). Ouf !

Engagé dans le combat pour la médaille de bronze et donc encore en lice pour la qualification olympique, Quentin retrouva, alors, le fameux Jordanien Alnajjar. Et ce fut acharné et indécis jusqu’à la dernière seconde. Mené 0-2, Quentin revint à 2-2, puis à 3-3, mais son adversaire eut malheureusement le dernier mot (3-4), marquant la fin du rêve olympique de notre meilleur représentant actuel sur la scène internationale, à seulement 20 ans, depuis le 12 mars…

Quelque 500 karatékas, en provenance de 98 pays, se disputent actuellement à Paris les derniers tickets pour les Jeux de Tokyo dans les huit catégories, six en Kumite (combat) et deux en Kata (technique) au programme olympique. L’objectif est de terminer parmi les trois premiers de cette compétition à laquelle ne participent pas les quatre meilleurs de chaque catégorie, déjà qualifiés, et forcément tous leurs compatriotes puisque le règlement des Jeux n’autorise qu’un seul représentant par pays…

Dans ce contexte très particulier, six Belges combattent à la célèbre salle Pierre de Coubertin.

Dès vendredi, Jess Rosiello (-67 kg) et Hanne Michiels (-55 kg) ont vu leur rêve se briser sur une forte concurrence. En -67 kg, Jess a pourtant remporté ses deux premiers combats, face au Namibien Nakapandi (3-0) et au Géorgien Pataridze (2-1), mais il s’est ensuite incliné de justesse contre le Chilien Velozo (3-4). Et comme celui-ci était battu dans la foulée par le Saoudien Alzahrani, le Carolo fut privé de repêchage… En -55 kg, Hanne est, elle, tombée d’emblée, des œuvres de la Mexicaine Hernandez (1-7), elle-même battue deux tours plus tard par la Française Recchia. Pas de repêchage non plus !

Ce samedi, en -61 kg, Nele De Vos a également gagné ses deux premiers combats, contre la Polonaise Godlewska (2-2, victorieuse pour avoir marqué la première) et la Slovène Ristic (3-2), mais a concédé une malheureuse défaite face à la Néerlandaise Snel (1-3), battue ensuite par la Vénézuélienne Sequera, privant donc Nele de repêchage, comme Rosiello et Michiels. Ce dimanche, la Belgique sera encore représentée par Luca Costa en +75 kg et Luana Debatty en +61 kg. On croise les doigts pour eux...