Après l’annonce du futur combat (prévu le 17 juillet à Bruxelles) entre Ryad Merhy et Kevin Lerena, pour les titres WBA régulier et IBO, le Sud-Africain a livré son sentiment dans différents médias de son pays. À 29 ans, le boxeur de Johannesburg, invaincu depuis 7 ans (26 victoires, 1 défaite depuis qu'il est passé pro en 2011), se sent prêt à relever le défi et à franchir un cap supplémentaire dans la catégorie des lourds-légers.

"Pour la première fois depuis 2017, et mon premier championnat IBO, je suis à nouveau le challenger et c’est dans cet état d’esprit que je prépare ce rendez-vous", explique Kevin Lerena. "Je tiens à garder cette mentalité d’underdog. Je serai victorieux, ce ne sera pas facile, mais aucun chemin vers le top n’est facile. On va aller chez lui, dans son jardin, et on va le mettre sur le dos. C’est ce que je vais faire."

L’adversaire de Ryad Merhy nourrit du respect pour la carrière et pour le style du Bruxellois mais il est convaincu de sa victoire. "Merhy a un beau palmarès, il n’a perdu que contre Goulamirian qui est, je pense, mon plus grand danger dans la catégorie des lourds-légers", poursuit-il. "Bien sûr, il est dangereux. Il n’a été arrêté que dans les derniers rounds contre Goulamirian. C’est un bon boxeur, il est fort, il compte 24 K.-O., mais je suis un boxeur intelligent. Je sais ce que je dois faire pour l’emporter et je sais ce qu’il en coûte. Comme je l’ai dit, aucune route vers le top n’est facile. Mais meilleur est mon opposant, plus mon niveau s’élève, lui aussi. Ce sera un gros challenge. Il faut respecter ce qu’il a accompli dans sa carrière mais si je ne me croyais pas capable de battre tout le monde, pourquoi continuerais-je ?"

Kevin Lerena se réjouit de pouvoir briguer deux ceintures et d’avoir l’opportunité de devenir le premier boxeur sud-africain depuis 1985 à s’emparer du titre WBA en lourd-légers. "Je n’ai jamais boxé pour l’argent, mais pour les bonnes raisons. Quand j’ai vu ma bourse pour ce combat, j’ai dit ‘allons-y’ alors que d’autres auraient demandé deux ou trois fois plus. Ici, il y a la possibilité d’unifier les titres WBA et IBO. Le reste viendra plus tard. Ma mentalité est comme ça."

Et peut importe s’il doit perdre une quinzaine de kilos pour continuer à faire la limite de poids. "C’est la partie la plus difficile, pour être honnête, mais je suis très discipliné", assure-t-il. "Mon objectif est de nettoyer cette catégorie du mieux possible et de passer chez les poids lourds ensuite. On verra ce que l’avenir me réserve..."