C'est le Club Alpin Belge qui le dit.

La pratique de l'escalade en plein air restera interdite lundi lors de l'entame de la phase 1 du déconfinement. "Des modalités pour une ouverture progressive et contrôlée à partir de la phase 2 sont à l'étude et seront soumises à la ministre des sports", a écrit le Club Alpin Belge dans un communiqué vendredi. Si l'escalade sur les rochers belges est interdite à cause des mesures prises pour endiguer la pandémie de Covid-19, la phase 1 du déconfinement, qui débute lundi, va assouplir certains domaines de la vie quotidienne. Elle précise que "l'activité physique en extérieur sera permise avec deux personnes au maximum en respectant les distances de sécurité. L'activité sportive pourra aussi reprendre mais à l'air libre et sans contact".

Malgré ça, le Club Alpin Belge a décidé de continuer d'interdire la pratique de l'escalade. "À la différence de la randonnée, du kayak ou du tennis, l'escalade n'est pas un sport sans contacts. Par ailleurs, le nombre de sites possibles est très limité au regard du nombre de grimpeurs en manque de ce sport très en vogue", a écrit la fédération francophone d'escalade, rappelant qu'il n'était pas possible pour la grande majorité des grimpeurs de pratiquer l'escalade autour de chez soi.

"Une ouverture des sites naturels d'escalade dès ce lundi 4 mai est donc exclue car elle amènerait un grand nombre de déplacements non obligatoires, une surfréquentation incontrôlable des sites d'escalade, une incapacité de fait à maintenir les distances entre personnes et des contacts indirects entre des personnes de groupes différents", pouvait-on encore lire dans le communiqué.

Le Club Alpin Belge, qui a pris cette décision avec le KBF (Klim- en Bergsportfederatie), l'aile néerlandophone, soumettra lundi un plan de déconfinement à la ministre des sports Valérie Glatigny (MR) en vue d'une ouverture, progressive et contrôlée, des rochers aux grimpeurs pour la phase 2.