Il est la fête ultime du triple effort en Belgique. Sans égal sur bien des plans, l’Ironlakes a tous les atouts pour faire le pas vers une dimension internationale. Le processus est déjà en cours. La preuve avec les chiffres de ce populaire et ambitieux triathlon qui vivra sa deuxième édition tout au long de ce week-end sur le site des Lacs de l’Eau d’Heure.

1 Full distance

Seule Full distance sur le sol belge, le triathlon des lacs de l’Eau d’Heure a, en quelque sorte, pris le relais du Belman triathlon, dernier organisateur d’un Ironman en Belgique. L’épreuve reine de la discipline (soit 3,8 kilomètres de natation, 174 bornes à vélo avant de finir le tout par un marathon dans le cas de l’Ironlakes). Rien que ça. C’est une chance pour les triathlètes belges qui se lancent dans ce défi hors du commun de pouvoir le tenter sous les yeux et les cris de leurs supporters. Bien souvent, il était presqu’inévitable de réaliser cet exploit à l’étranger.

2653 participants

Personne ne fait mieux en Belgique. Jusque-là, la plus grosse organisation était sans doute le Challenge Triathlon de Grammont avec, chaque année, plus de 600 partants. Soit plus de 2000 de moins que cette année à l’Ironlakes. C’est dire l’ampleur de l’événement. “C’est clairement une récompense. Voir un tel engouement et surtout voir qu’il y a des fidèles qui reviennent deux ans après la première édition, ça fait vraiment plaisir”, se réjouit Florian Badoux, l’organisateur. Ce week-end, les athlètes seront répartis sur quatre distances : 226 sur le Full, 877 sur le Semi (1,9-90-21), 931 sur la distance olympique (1,5-42-10) et 619 sur le sprint (0,75-20-5).

4 distances

C’est le seul triathlon en Belgique, et l’un des très rares en Europe à inclure les 4 épreuves traditionnelles du triathlon à son programme. C’est même une première pour notre pays. Une particularité que Florian Badoux compte garder. “On veut vraiment rassembler tous les types d’athlètes et que chacun puisse s’y retrouver”, commente l’organisateur de l’évènement qui accueillera les championnats de Belgique sur le sprint. “Ça amène une autre dimension et ça nous permet de travailler avec la fédération. Chaque année on sera candidats pour accueillir les championnats. Et pourquoi pas les avoir dans les autres distances aussi”.

26 nationalités

Alexandra Tondeur, Victor Alexandre, Antoine Didier, Sylvain Denis ou encore Joachim Libois, presque tous les meilleurs triathlètes wallons seront de la partie. Nos compatriotes néerlandophones sont très nombreux à se déplacer aussi, avec dans leurs rangs Hans Van Den Buverie, vainqueur de l’Ironman il y a deux ans et Pamphiel Pareyn, récent troisième des championnats de Belgique mi-distance. Un plateau belge attirant auquel celui qui est lui-même triathlète a voulu ajouter une dimension internationale. “Il y a déjà 26 nationalités, dont 400 français qui viennent en nombre ! La prochaine étape ? Attirer des athlètes étrangers de renoms. D’autres triathlons ont pris 10-15 ans pour le faire. Nous on espère en être capable dans les 5 ans. ”

1 Label

Si le projet initial était de vouloir intégrer le célèbre label Ironman. Il est désormais tout autre, mais pas moins ambitieux. Les organisateurs veulent faire de l’Ironlakes un label à part entière. “On veut créer notre propre marque. Pour ça il faut avoir les reins solides financièrement. Mais c’est clairement dans les cartons”, termine le Namurois.