1. Grande-Bretagne ; 2. Allemagne ; 3. Russie… 8. Belgique. Tel est le verdict du relais mixte, dernière épreuve de l’Euro, organisé dans le magnifique et ensoleillé décor de Kitzbühel. Après les titres individuels du Suisse Studer et de l’Allemande Lindemann, les grandes nations ont mis la main sur les médailles collectives en plaçant leurs meilleurs éléments dès le premier relais avec la championne d’Europe allemande et sa dauphine russe, Riasova, alors accompagnées de la septième de l’épreuve individuelle, la Britannique Rainsley.

Dans ce concert européen, le quatuor belge, composé de Hanne De Vet, Noah Servais, Jolien Vermeylen et Erwin Vanderplancke, s’en est relativement bien sorti avec une huitième place finale. Les jeunes Belgium Hammers auraient même pu revendiquer un peu mieux sans un accrochage entre Erwin et un autre concurrent dans le dernier virage à vélo, avant la deuxième transition… Mais le Liégeois a (encore) joué de malchance après avoir déjà été victime d’un incident lors de l’épreuve individuelle, qu’il a terminé 30e.

Lancé par Hanne De Vet, l’équipe belge pointait en 10e position au terme du premier relais, à 35 secondes de la tête du trio, avec les Britanniques, les Allemands et les Russes, qui devançait un peloton de treize pays. Mais, sur des distances encore très courtes (250 m de natation, 6 km à vélo et 1,5 km à pied), tout était possible en cas de défaillance due à l’accumulation des courses pour les uns ou aux conditions climatiques pour les autres.

11e de l’épreuve individuelle, mais 10e Européen, compte tenu de la troisième place du… Néo-Zélandais Wilde, samedi, Noah Servais est parvenu à maintenir la Belgique en 11e position, juste sous la minute (54 secondes) par rapport aux leaders, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Russie ayant lâché.

Une situation dont profita Jolien Vermeylen pour se replacer à la 5e place (!) après une superbe natation (2’56). Et Jolien poursuivit à vélo (4e) pour, finalement, céder le relais, fictivement (aucun contact n’étant autorisé entre les triathlètes en raison de la crise sanitaire…), en 6e position, à 1’12 de la tête, à Erwin Vanderplancke.

Derrière la Grande-Bretagne, pourchassée par l’Allemagne, puis la Russie, un groupe de cinq nations s’était formé avec, toujours, l’espoir de podium. Mais la logique fut respectée… Dépassée par la France et l’Italie, mais aussi l’Autriche et la Tchéquie lors d’une deuxième transition rocambolesque, la Belgique, via Erwin, coupa la ligne d'arrivée au 8e rang, à 1’13 de l’or et à 0’23 du bronze lors de cet Euro boudé par les cadors pour cause de préparation aux Jeux de Tokyo, mais finalement assez relevé.