En septembre 2013, à Berlin, les Yellow Tigers écrivaient, en remportant le bronze à l’Euro, la plus belle page de leur histoire. Pourtant, la veille, après avoir perdu en cinq sets en demi-finale face aux Allemandes, les Belges ont peut-être connu l’un des pires moments de leur carrière.

Dans la presse néerlandophone en début de semaine, on apprenait en effet que pendant deux heures après cette défaite les insultes sont tombées sur le groupe, en provenance du sélectionneur Gert Vande Broek, en place depuis 2008. Cet épisode n’était malheureusement pas unique.

En retrait de la sélection depuis quelques années mais toujours actives pour la plupart, Freya Aelbrecht, Valérie Courtois, Lise Van Hecke, Hélène Rousseaux et Laura Heyrman ont finalement parlé dans la presse et décrit les méthodes de coaching de celui qui avait été sollicité par Kompany au RSCA il y a un an. Elles évoquent des insultes sur le poids, des violences psychologiques, une approche beaucoup trop dure. Elles ont même été rejointes par Van de Vijver, la capitaine, déjà présente en 2013, qui a décidé de prendre congé de la sélection, évoquant une pression constante.

"Je comprends ce qu’elles disent", confie Lorena Cianci, l’une des rares francophones à avoir été appelées en équipe nationale ces dernières années sous VDB. "Gert, il crie beaucoup, il prend souvent des airs supérieurs. La différence avec moi est que, vu mon caractère, c’est toujours passé au-dessus de ma tête, ce qu’il pouvait dire. En club, je n’aurais pas pu évoluer sous ses ordres. Pourtant, j’en ai connu, des entraîneurs avec des forts caractères."

Souvent plébiscité au nord du pays pour ses résultats, celui qui s’est dit choqué par l’image renvoyée est soutenu par la Fédération ou encore Herbots, la meilleure Tiger actuellement. Le ministre flamand des Sports, Ben Weyts, a cependant demandé la création d’une commission d’enquête sur ces allégations.