Cette discipline tout droit venue de Scandinavie rencontre un bel engouement, avec près de 1 300 membres sur l’ensemble du pays.

Tout droit venue de Scandinavie, la pratique du floorball - également appelé unihockey - prend de l’ampleur en Belgique. Cette discipline est considérée comme le petit frère du hockey sur glace mais se joue exclusivement en salle. "Cette pratique provient d’Europe du Nord. Les Scandinaves jouent au floorball quand il fait trop chaud et que les patinoires sont fermées. C’est très populaire chez eux, au point que c’est devenu le sport national de Suède. C’est également très pratiqué dans des pays comme la Suisse et la République Tchèque", explique Nicolas Senez, président de la fédération belge de floorball, qui a vu le jour en 1995.

Concrètement, le floorball est un sport collectif qui oppose deux équipes de six joueurs qui s’affrontent en trois tiers-temps de 20 minutes. L’objectif est de marquer un but à l’aide d’une crosse. Le gardien, protégé par un casque, n’a, lui, pas de crosse et défend sa cage à genoux.

C’est depuis les années 1980 que l’intérêt pour le floorball a augmenté. Aujourd’hui, cette discipline s’est structurée et imposée comme une discipline à part entière. Et la Belgique ne déroge pas à ce constat puisque la fédération belge compte aujourd’hui plus de 1 300 membres, contre 200 il y a une petite dizaine d’années.

Les raisons de cet engouement sont multiples, selon Nicolas Senez. "C’est un sport assez vif, rapide, spectaculaire. C’est très épuisant, raison pour laquelle on procède à de nombreux changements en cours de match. Les gens qui aiment jouer vite et rapidement vers l’avant sont attirés par ce sport, dont les règles sont très simples et faciles à assimiler. Ainsi, un débutant va vite apprendre les clés de ce sport et va vite devenir doué, contrairement à d’autres sports comme le football pour lequel l’apprentissage est plus lent, moins inné. Et d’expérience, je peux affirmer que dès qu’un joueur se met au floorball, il n’arrête souvent plus", explique Nicolas Senez.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le floorball est appris dans les écoles secondaires en Belgique. "Pour les enseignants, l’unihockey présente de multiples avantages car le matériel est réduit, il suffit d’avoir des crosses, quelques balles et deux buts, et les gestes de base sont simples à acquérir. Les jeunes peuvent dès lors vite les assimiler et s’amusent dès la première leçon", poursuit notre interlocuteur.

Mais l’autre aspect est également le fair-play. Ainsi, contrairement au hockey sur glace, les contacts sont limités au maximum, puisque seule la lutte épaule contre épaule est tolérée. Le contact volontaire entre les crosses et le fait de mettre sa crosse entre les jambes de l’adversaire sont interdits.

En Belgique, il existe également un championnat exclusivement réservé aux femmes. "Mais nous leur laissons la possibilité d’évoluer avec des garçons afin d’améliorer leur jeu. Certaines vont en effet augmenter leur niveau et rejoignent donc des équipes masculines", précise Nicolas Senez, qui pratique cette discipline depuis maintenant douze ans.