Le comité d'organisation ressent "un sentiment positif et un soulagement", a déclaré Hidemasa Nakamura, haut responsable de l'organisation lors d'une réunion avec la presse. "Ce que nous faisons en ce moment n'est pas de penser au vaccin, car nous n'en avons pas encore, mais plutôt de nous concentrer sur les tests, la distanciation sociale et aussi la coopération entre les athlètes et les autres parties prenantes".

Les responsables olympiques ont déjà déclaré à plusieurs reprises qu'un vaccin n'était pas une condition préalable à l'organisation des Jeux, dont l'ouverture est maintenant fixée au 23 juillet 2021. Mais ils avaient aussi admis qu'un vaccin disponible leur faciliterait considérablement le travail.

Lundi le géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé que leur vaccin était efficace à 90% contre le Covid-19 d'après les résultats préliminaires d'une vaste étude clinique, ce qui serait une percée thérapeutique majeure.

Les deux entreprises estiment être en mesure de produire jusqu'à 50 millions de doses de ce vaccin d'ici la fin de cette année et 1,3 milliards en 2021, mais la demande risque sans doute d'excéder l'offre d'ici là.

Alors que certains doutent encore de la tenue des Jeux Olympiques, notamment face à la vive résurgence de la pandémie en Europe et aux Etats-Unis, la capitale japonaise a accueilli dimanche son premier événement sportif international depuis la crise sanitaire, un tournoi amical de gymnastique.

Bien que l'événement n'ait impliqué qu'une trentaine d'athlètes japonais, américains, chinois et russes et sous les yeux de seulement 2.000 spectateurs, M. Nakamura a affirmé qu'il témoignait de la faisabilité des Jeux malgré le virus.

Le fait qu'une telle compétition se soit déroulée en toute sécurité "est un message énorme", a-t-il estimé. L'événement comportait des règles très strictes pour les athlètes venus de l'étranger: ils ont été obligés de passer des tests de dépistage tous les jours et leurs déplacements ont été limités.

Les spectateurs ont également été soumis à des restrictions (masques, désinfection des mains, prise de température, interdiction de crier).

Le président du Comité International Olympique (CIO) Thomas Bach, qui doit se rendre au Japon la semaine prochaine pour la première fois depuis le report des Jeux en mars, a aussi déclaré que la compétition de gymnastique à Tokyo avait montré qu'il est "possible d'organiser des sports en toute sécurité, même avec les restrictions sanitaires actuelles".