Dinantais et fier de l’être, Léo Montulet, 24 ans, est également un passionné de la nature. Sa vie, il la partage entre le travail du bois, son métier, et la descente de rivière, son sport. Léo est un kayakiste de haut niveau, discipline qu’il a découverte il y a une dizaine d’années.

"J’étais un enfant très turbulent  !" sourit-il. "Alors, pendant les vacances scolaires, mes parents m’envoyaient en stages Adeps. C’est là que je me suis mis au kayak, que j’ai rapidement beaucoup aimé. Pour moi, être sur l’eau, c’est le paradis  ! Avec le temps, j’ai progressé et j’ai commencé à participer à des compétitions."

Détestant l’échec, Léo Montulet a donc opté pour un sport individuel, où il n’a de comptes à rendre qu’à lui-même. Et à son entraîneur, Maxime Richard, de neuf ans son aîné, qui partage avec lui sa passion et son expérience du haut niveau. Ainsi, le kayakiste dinantais s’est illustré dès 2019 en devenant vice-champion du monde -23 ans  !

"À l’époque, je pensais que ce résultat me permettrait de décrocher un contrat à l’Adeps. Mais non. Et comme toutes les compétitions de 2020 ont été annulées en raison de la crise sanitaire, j’ai dû patienter jusqu’à aujourd’hui. Le mi-temps que je signe est donc une délivrance."

En même temps que le sport, Léo a terminé ses études d’ébéniste et a même commencé à travailler  !

"J’ai été diplômé en juin et engagé mi-août 2019. Mais, là aussi, le Covid-19 est passé par là. Faute de boulot, j’ai été licencié en mars 2020. Mais j’ai retrouvé  ! Je travaille à 3/5e avec des facilités pour m’entraîner."

Il y a trois disciplines en kayak, à savoir : la course en ligne, le slalom et la descente. Les deux premières sont olympiques, la troisième, celle de Léo, non. Les critères d’obtention d’un contrat Adeps sont plus stricts.

"Je devrai figurer dans le top 3, l’an prochain, au Mondial, pour le conserver. J’accepte le défi. Maxime est persuadé que je peux y arriver… Lui est un spécialiste du sprint, sur 500 m, moi de la descente classique, longue de 5 km, ce qui explique que ma discipline n’est pas facile à mettre en place aux JO. L’effort est assez long, entre 5 et 15 minutes selon les lieux."

Dans sa région, Léo ne manque pas d’endroits d’entraînement pour ses 12 ou 13 séances par semaine.

"Si mon objectif demande un effort de 12 minutes, je le prépare en fractionnant mes séances. Par exemple : 6x2, 3x4, 4x3 et pour finir 6x1 minutes. L’idée est de travailler sur la durée de la course pour être prêt."

Outre les six manches de Coupe du monde, rendez-vous au Mondial, début juin, à Treignac-sur-Vézère  !