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Les responsables sont unanimes : ils auraient exclu Christophe Dettinger, le boxeur professionnel, qui a agressé des CRS.

Dans le cadre des faits de violence physique commis par Christophe Dettinger, un boxeur professionnel français à l'encontre de CRS -le sportif précise avoir voulu défendre une femme-, nous avons contacté des fédérations de sport de combat afin de savoir comment elles réagissent lorsque des sportifs ne respectent pas les règles. Le président de la fédération belge de boxe anglaise dit n'avoir jamais , été confronté, en quarante ans à des méfaits de ce type. "Il va de soi que si cela arrivait, l'intéressé serait exclu", souligne Jean-Louis Vandendaen. "Pour l'instant, outre deux exclusions,je n'ai connu que des suspensions temporaires mais pour des faits se produisant sur le ring. Je pense à des réactions anormales à l'encontre d'un adversaire, d'un arbitre,...mais rien du type de ce qui s'est produit à Paris samedi. Pour les exclusions, elles concernaient un athlète ayant été condamné et un moniteur . Pour celui-ci, la police avait dû intervenir à de multiples reprises pour des faits du même genre : violence mais aussi mœurs. Il a été exclu, a voulu revenir mais nous ne l'avons pas repris"

Alexandre Walnier , directeur technique de la fédération de boxe française ajoute :"Nous sommes très sévères en boxe française. Il y a toutefois toujours un processus. On peut émettre des avertissements,. Je n'ai pas en mémoire la moindre exclusion qui se produisent à l'extérieur, il faut voir ce qu'il en est au niveau de la justice. Je me souviens avoir accepté un jeune. Il y a avait beaucoup de « oui-dire » à son sujet, notamment concernant des bagarrres. Et nous n'avons au final jamais eu le moindre problème. Nous lui avions bien expliqué les règles. Il va de soi que s'il ne les avait pas respectées, il aurait été exclu".

Le directeur précise également que la fédération aurait d'office exclu son membre s'il avait eu le même comportement que le boxeur français.

Alain Bayard, président de la fédération belge de Krav Maga dit n'avoir jamais eu écho, après des années, d'un comportement aussi excessif à l'extérieur. "Apprendre un sport de self-défense, c'est un peu mettre une arme à disposition de l'élève. On ne peut pas le faire avec n'importe qui. Nous le rappelons bien dès l'inscription. Ce premier filtre semble avoir ses effets. Je me souviens toutefois avoir hésité pour un jeune, l'avoir accepté et lui avoir dit de quitter la fédération après une semaine car j'avais eu d'autres infos. Heureusement, il ne l'a pas mal pris."