En pleine pandémie de coronavirus, un événement sportif s’est tenu au Nicaragua et a donné naissance à une énorme polémique le week-end dernier.

C’est, en effet, un gala de boxe avec spectateurs (bénéficiant d’une entrée libre) et pas moins de huit combats au programme qui a été organisé à Managua, la capitale de cet état d’Amérique centrale.

«De la folie ! » pour les uns, une « lueur d’espoir » pour les autres : cette réunion, qui s’est tenue dans des circonstances très particulières, préface peut-être ce qui attend le monde du noble art lorsque la pratique de la boxe en compétition sera à nouveau autorisée chez nous.

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Environ 800 spectateurs avaient pris la direction du centre sportif Alexis Argüello où leur température a été prise dès leur arrivée, avant de pénétrer dans l’enceinte d’une capacité de 8000 places. Portant tous des masques, les spectateurs ont ensuite pu s’installer en tribune, en gardant un minimum de deux places d’écart, ou sur des chaises disposées autour du ring et espacées les unes des autres afin de respecter la distanciation physique imposée.

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Les masques étaient également de mise tant pour les entraîneur que pour les soigneurs, les officiels et même les « ring girls » au cours de cette soirée où les boxeurs ont, pour leur part, dû garder nez et bouche couverts jusqu’à quelques secondes du début du combat.

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Chaque sportif se voyait ensuite recouvert de la tête aux pieds d’un produit désinfectant avant d’entrer en action sur le ring ! Pas l’image la moins étonnante de cette soirée mise sur pied par le promoteur Ricardo Alvarez et diffusée à la télévision. « Le Nicaragua est un pays pauvre et les boxeurs ont besoin de gagner leur vie pour faire manger leur famille », a plaidé l’organisateur.

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Dans ce pays où aucun confinement ni fermeture d’école n’a été imposé, 13 cas confimés de coronavirus ont été recensés pour 3 décès selon les autorités locales. Des chiffres toutefois contestés vu le manque de transparence généralement observé auprès du régime du président Daniel Ortega...