Parmi les nouveaux contrats à l’Adeps, un nom (Maximilien Drion du Chapois), mais aussi un sport (le ski alpinisme) interpellent. De qui s’agit-il et quelle est cette discipline  ?

"Écoutez, tout le monde m’appelle Max et, pour ce qui est de mon nom, on peut se contenter de Drion  !" sourit… Maximilien, 24 ans, depuis le village de Vercorin, station de sports d’hiver à 1 300 m d’altitude, dans le Valais suisse, comptant 600 habitants. Là-bas, tout le monde connaît donc Max, même si le skieur alpiniste n’est pas né dans la vallée de Sierre en contrebas, mais à… Uccle.

"Je suis arrivé en 2008, quand mes parents ont déménagé. Vercorin est une histoire familiale, un endroit où je me sens bien et où je dispose des conditions idéales pour m’entraîner. Quand j’étais adolescent, j’adorais skier et je pratiquais la course à pied. Désormais, je concilie les deux avec mon sport, le ski alpinisme."

Alors, de quoi s’agit-il  ?

"C’est du ski de randonnée de compétition par opposition à la randonnée de loisir. Il y a trois disciplines : sprint, course courte et variée avec montée, descente, partie à pied avec les skis sur le sac, d’une durée de trois minutes ; vertical , montée à skis avec un dénivelé positif de 500 à 1 000 m ; individuel, trois montées et descentes sur des pentes de montagne d’une durée de plus ou moins une heure trente. Cette dernière est la discipline-reine. Tous les concurrents partent ensemble et le premier à l’arrivée est déclaré vainqueur."

Outre une excellente condition physique, le ski alpinisme est aussi un sport très technique.

"Il y a une part de manipulation. Mais il est évident qu’avec l’altitude et la température, le ski alpinisme est un sport rude sur le plan physique."

Combinant ses 25 à 30 heures d’entraînement par semaine avec des études en management à l’université de Lausanne, Maximilien Drion a signé d’excellents résultats en 2021, décrochant sa première victoire en Coupe du monde le 26 mars, à Madonna (Vertical), après s’être classé cinquième (Vertical) et dixième (Sprint) au Mondial  ! Ses prestations, sa marge de progression et, surtout, la perspective de l’apparition du ski alpinisme aux Jeux de 2026 ont convaincu l’Adeps de mettre le… Belgo-Suisse sous contrat.

"Je deviens pro au meilleur moment  ! Jusqu’ici, j’avais le statut de sportif de haut niveau, mais pas le revenu et je me débrouillais avec des sponsors privés. Désormais, avec ce contrat, je me sens soutenu et d’autant plus déterminé à briller sur la scène internationale."

Et la saison a déjà commencé…