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Située à 5 km du centre-ville touristique, la Laszlo Papp Arena, du nom du fameux boxeur hongrois né à Budapest et décédé, en 2003, à l'âge de 77 ans, ressemble à un immense vaisseau, plat et arrondi. 

Elle jouxte le futur nouveau Stade Ferenc Puskas, en construction, à la mémoire du plus célèbre footballeur magyar. Le quartier est loin des images de carte postale connues de Budapest. Les rues sont austères, les trottoirs sales, les immeubles défraîchis. Et l'ambiance calme... Quand on évoque les Judo World Championships, le réceptionniste d'un hôtel situé à 200 m de l'Arena n'est même pas au courant et se précipite sur l'ordinateur pour vérifier et... acquiescer. Son hôtel, ressemblant à un ancien home, est d'une sobriété effarante. 

Devant l'entrée, une épave de voiture, les pneus crevés, semble être là depuis des années. Une quiétude typique des pays du bloc de l'Est que bousculera sans nul doute la venue de Vladimir Poutine, ce lundi, pour l'ouverture officielle de ce Mondial. Ancien judoka, le président russe est annoncé en grandes pompes par la Fédération internationale de Judo (IJF) qui voit décidément de plus en plus grand puisqu'elle vient de conclure un accord de partenariat avec... CNN. Chercher l'erreur ! En attendant, le quartier de l'hôtelier incrédule sera placé sous haute surveillance, en ce début de dernière semaine de vacances scolaires... De quoi troubler (mais, est-ce possible ?) les riverains qui se verront également envahis par des judokas venus des quatre coins du monde. Et peut-être croiseront-ils un certain Teddy Riner ou autre Toma Nikiforov. Cette vision risque fort de les perturber pour quelques années. Mais, après Astana et avant Bakou (encore et toujours l'Est !), Budapest est l'hôte de ce Mondial, que ses habitants le veuillent ou non.