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Le demi-finaliste olympique rejoint, pour un an au moins, une structure réputée, l'ADN Swim Project.

Depuis lundi, François Heersbrandt s'entraîne à Caserta, en Italie, dans le fief de l'ADN Swim Project. Chapeautée par Andrea Di Nino, l'entraîneur en chef, cette structure abrite quelques nageurs de pointe, dont le papillonneur russe Evgeny Korotyshkin, vice-champion olympique à Londres et multi-médaillé mondial et européen, ses compatriotes Andrey Govorov, Sergey Fesikov et Mikhail Polishchuk, ou encore le sprinter néerlandais Jasper Van Mierlo. Du très haut niveau !

Par l'entremise du responsable du haut niveau à la Fédération francophone, Ronald Claes, des contacts avaient été noués au cours de ces derniers mois entre les deux parties, Heersbrandt ayant déjà passé quelques semaines en Italie, la saison passée, durant sa préparation pour les Championnats d'Europe de Berlin. Au point, donc, de déboucher, aujourd'hui, sur une collaboration à plus long terme, Heersbrandt ayant rallié l'Italie pour “un an au moins”, nous dit-on.

“Il devenait de plus en plus difficile pour François de s'entraîner, dans des conditions conformes à son statut, sur Bruxelles. Je lui ai donc donné mon feu vert”, explique le directeur technique francophone, Philippe Midrez.

“Ce passage en Italie est une bonne chose pour François vu les conditions d'entraînement très compliquées qui règnent en Belgique, et particulièrement en Wallonie”, fait également remarquer Rudy Declercq, l'entraîneur “historique” d'Heersbrandt, qui dissimule néanmoins mal son amertume de voir filer à l'étranger le plus grand talent masculin francophone en activité. “Après les Jeux Olympiques de Londres, où il a disputé une demi-finale malgré des moyens dérisoires, il aurait déjà été possible d'amener François à un niveau supérieur à celui où il évolue en ce moment mais, pour cela, il nous aurait quand même fallu un minimum d'aides. Personnellement, j'ai vainement attendu un contrat pendant plus d'un an. À un moment, j'ai dû dire stop, pour ne pas mettre en péril mes finances, ma famille, voire ma santé. Mais, très clairement, je nourris une grosse frustration, celle de n'avoir pu exploiter toutes les connaissances que l'on acquises au fil des ans depuis la première participation de François aux Jeux Olympiques, en 2008, alors qu'il était âgé de 18 ans.”

En août dernier, à l'Euro de Berlin, François Heersbrandt a signé son meilleur chrono en... crawl, son temps en 100m papillon, sa spécialité, étant le plus mauvais en championnats depuis la saison 2008. Espérons pour lui que son passage en Italie lui redonnera des ailes !