La longue attente de Nina Derwael va, enfin, prendre fin ce jeudi, à Osijek, lors de la manche croate de la Coupe du monde de gymnastique. Après vingt mois sans disputer la moindre compétition officielle et à un mois et demi du coup d’envoi des Jeux de Tokyo dont elle sera l’une des favorites dans sa spécialité, la double championne du monde des barres asymétriques va retrouver son agrès de prédilection (ainsi que la poutre), afin de reprendre ses marques. Pour se rassurer après la blessure au pied qui lui a fait manquer l’Euro et pour retrouver du rythme également. Car même si elle a pris part à l’un ou l’autre test, à Gand et à Heerenveen, rien ne remplace les sensations d’une "vraie" compétition.

"J’attends de Nina qu’elle retrouve rapidement un bon feeling et qu’elle remette bien en place ses routines", explique sa coach, Marjorie Heuls. "Et je ne parle pas uniquement de ses exercices mais de tout ce qu’il y a autour de ceux-ci : l’échauffement, la présentation aux juges, etc. C’est cela l’intérêt d’une telle compétition par rapport aux tests que l’on a organisés chez nous où tout est bien réglé. Ici, il faut s’adapter, gérer l’attente (les ordres de passage sont tirés au sort), régler la barre. Et puis, l’enjeu est différent bien sûr. À mes yeux, le résultat aura de l’importance, qu’il soit positif ou négatif : ce sera un bon indicateur."

Nina Derwael va présenter aux barres asymétriques l’exercice qu’elle maîtrise le mieux, avec un degré de difficulté de 6,7, alors qu’on sait qu’elle en prépare aussi un autre à 6,9. "Celui qu’elle présentera à Tokyo dépendra un peu de la manière dont cela se passe ici et au FIT Challenge fin juin. Nous avons plusieurs options pour les Jeux."

L’Américaine Sunisa Lee, pointée par Marjorie Heuls comme la "concurrente n°1" de Nina, a présenté récemment un exercice avec une note de départ de 6,8. "Mais on reste concentrées sur nous-même. L’exécution fait aussi partie des éléments qui sont pris en compte…"