À quarante-huit heures du FIT-Challenge, la dernière compétition sur la route de Tokyo et à l’issue de laquelle la composition de l’équipe féminine belge de gymnastique sera connue, Nina Derwael a reçu la presse, ce mercredi, à Gand. La double championne du monde des barres asymétriques, qui incarnera l’une de nos plus belles chances de médaille dans un mois dans la capitale nippone, nous a confié qu’elle ne disputerait pas la prochaine édition des championnats du monde. Ceux-ci auront lieu du 18 au 24 octobre prochains à Kitakyushu, au... Japon.

"Je ne défendrai pas mon titre mondial tout simplement parce qu’après les Jeux olympiques, j’aurai bien besoin de me reposer à la fois physiquement et mentalement", indique la gymnaste de 21 ans, qui avait été sacrée à Doha (2018) puis à Stuttgart (2019). "Ce ne sera pas un an d’arrêt mais certainement une pause de quelques mois. Et évidemment, je ne vais pas rester dans mon divan à ne rien faire, je m’entretiendrai, car je ne peux pas me permettre de rester inactive. Mais je trouve qu’il est important de prendre le temps de vivre d’autres choses aussi. Et d’en profiter, par exemple, pour rattraper un peu mon retard dans les études. J’ai envie, pendant quelque temps, de passer moins d’heures dans la salle d’entraînement et de bénéficier d'un peu plus d’heures pour moi-même."

Que ses supporters se rassurent toutefois : Nina Derwael a bel et bien l’intention de poursuivre sa carrière jusqu’aux Jeux olympiques de Paris en 2024. "C’est toujours le but, oui", nous assure la native de Saint-Trond. "En plus, Paris n’étant vraiment pas loin, tous nos proches pourront vivre également l’événement avec nous, ce sera inoubliable. Et je me réjouis aussi de disputer les championnats du monde à Anvers en 2023. Ce n’est plus si loin !" Mais d’abord, Tokyo !