Quatre taekwondoïstes, Jaouad et Badr Achab, Raheleh Asemani et Indra Craen ont décidé de quitter la Fédé néerlandophone (Taekwondo Vlaanderen) pour rejoindre son homologue francophone à la suite d'un conflit opposant essentiellement Jaouad Achab à la directrice haut niveau, Laurence Rase, à propos des conditions d'entraînement. Cinquième en 2016, aux Jeux de Rio, comme Raheleh Asemani, Jaouad Achab regrette l'instabilité de son encadrement sportif, surtout des entraîneurs, ce qui a accéléré son transfert du Nord au Sud...

Au sein de l'Association belge francophone, les quatre taekwondoïstes ont signé un contrat de sportif de haut niveau. Pour rappel, Jaouad Achab, 28 ans, a été champion du monde (2015) et d'Europe (2014, 2016, 2019) en -63 kg, sa catégorie de prédilection, dont il est actuellement n°1 mondial, et il a d'ores et déjà assuré sa qualification pour les Jeux de Tokyo en -68 kg, sa catégorie olympique.

Il va de soi que, pour Taekwondo Vlaanderen, il s'agit d'une énorme perte puisque cette Fédération avait mis tous les moyens, depuis 2014, pour voir Jaouad Achab réussir au plus haut niveau. Elle a d'ailleurs tenu à réagir par un communiqué... "Taekwondo Vlaanderen prend acte, mais regrette vraiment le départ de Jaouad Achab et de ses trois autres représentants. La Fédération a longuement consulté la famille Achab pour parvenir à un accord acceptable par les deux parties, mais elle n'y est malheureusement pas parvenue." 

Le communiqué égratigne aussi un peu le n°1 mondial, expliquant qu'un seul sportif ne peut se mettre au-dessus de sa Fédération et soupçonne même que celui-ci pourrait être animé d'une autre raison pour quitter ainsi son cadre d'entraînement depuis de longues années.

Et d'envisager l'avenir avec le rappel de son soutien à sa directrice haut niveau, Laurence Rase, et à son entraîneur principal. Le taekwondo néerlandophone repose désormais sur les épaules de Nicholas Corten, Laura Roebben, Djade Lespau et Abdullah Sediqi, réfugié afghan que Laurence Rase a pris sous son aile.