Ambiance de fête pour le grand retour de la boxe, samedi soir au training center Fight Off Wavre. L'attente avait été interminable, mais les retrouvailles n'en ont été que plus belles. Les organisateurs de 12 Rounds Production ont été récompensés de tous les efforts consentis pour la mise sur pied d'un pareil événement dans des conditions aussi difficiles. Les combats professionnels se sont achevés par des victoires expéditives de Jan Helin (super-welter) et d'Antoine Vanackère (super-léger) contre deux adversaires croates, respectivement Dario Borosa et Fillio Poturovic.

La réunion a été précédée d'une minute de silence en mémoire de Francis Remy, ancien journaliste pour Belga notamment, décédé en plein confinement.

Tous les participants à la réunion ont été testés au coronavirus. Ce qui a d'ailleurs privé les deux professionnels croates de leur coach, qui a dû retourner à son hôtel, et entraîné l'annulation de deux des dix combats amateurs.

Les huit autres ont cependant été d'un bon niveau, en particulier la revanche de la finale du championnat francophone des lourds-légers qui a de nouveau tourné à l'avantage du Namurois Thomas Anong, aux dépens de Bruno Jacobs. Deux juges seulement sur les trois l'ont déclaré vainqueur (29-28, 29-28, 29-29).

Les pointages unanimes, trois sur huit, ont d'ailleurs été rares. La preuve que les boxeurs en voulaient après six mois blancs.

Chez les pros, en revanche, il n'a pas été nécessaire de collecter les fiches des juges.

Comme on s'y attendait un peu, les Croates, même en tenant compte de la circonstance atténuante du coach empêché, n'avaient de toute façon pas les armes pour tenir tête à deux authentiques espoirs belges.

Dario Borosa est toutefois resté debout pendant près de trois rounds face au super-welter (- 69,853 kg) Jan Helin (toujours invaincu en six combats, tous victorieux), déchaîné, qui ne lui a laissé aucun répit. Il s'est finalement écroulé, et l'arbitre Hugues Hellebaut ne l'a alors pas laissé reprendre le combat.

Le super-léger (63,503 kg) Antoine Vanackère (14 victoires, une seule défaite) était lui presque déçu d'avoir mis son adversaire Filip Poturovic hors de combat dès la première reprise, en le frappant violemment au foie du gauche.

Le Croate aurait sans doute abandonné, si l'arbitre Philippe Wouters n'avait pas stoppé le massacre.

"J'aurais voulu que cela dure un peu plus longtemps", a admis Vanackère. "Mais bon, je l'ai touché, et ensuite je n'allais quand même pas me retenir. Pas de risques. Il n'a pas été possible de faire venir les adversaires qu'on voulait, et on craignait un peu ce scénario. Mon objectif est de disputer un championnat cette année, mais c'est également très difficile à organiser. On verra ce qui est possible mais franchement, ce n'est pas simple", a conclu Vanackère.