Historique! L'Argentine, menée par son demi d'ouverture Nicolas Sanchez, auteur de tous les points de son équipe, a dompté les All Blacks (25-15) pour la première fois de son histoire, samedi à Sydney, lors de la 3e journée du Rugby Championship.

En effet, jamais encore les Pumas n'avaient battu la Nouvelle-Zélande, en 30 confrontations.

Pour les All Blacks, après leur revers la semaine dernière contre l'Australie (22-24), lors de la 2e journée de cette épreuve à laquelle ne participe pas l'Afrique du Sud en raison de la pandémie de Covid-19, c'est la douche froide: c'est la première fois depuis 2011 que la Nouvelle-Zélande perd deux matches consécutifs.

Cette fois, on ne peut plus parler de surprise: après leur défaite la semaine dernière face à l'Australie, la première depuis le Mondial-2019, les All Blacks ont des soucis à se faire.

Et pourtant la Nouvelle-Zélande était désireuse d'oublier vite cet affront et pour ce faire, le sélectionneur néo-zélandais Ian Foster avait effectué dix changements pour aligner ce qui ressemblait presque à une équipe type, avec tous ses meilleurs éléments actuels et en particulier une première ligne composée de Tyrel Lomax, Dane Coles et Joe Moody.

Mais c'était sans compter sans les Argentins, dont c'était le premier match dans ce Tri-Nations nouvelle version, et le premier depuis 13 mois, leur victoire lors de la Coupe du monde au Japon contre les Etats-Unis (47-17).

La formation entraînée par Mario Ledesma, qui menait déjà à la pause 16 à 3, a été impériale de bout en bout, tant en attaque qu'en défense, face à des All Blacks indisciplinés, faisant trop de fautes.

Impérial, Nicolas Sanchez, le joueur du Stade Français, s'est chargé de tout: un essai (19e), une transformation, et six pénalités.

Les All Blacks ont attendu pour leur part la 53e minute pour marquer leur premier essai de la rencontre, par Sam Crane, avant de réduire le score dans les arrêts de jeu par Caleb Clarke par un essai pour l'honneur. Mais il était trop tard.