Rugby: la Belgique devra se méfier de sa visite en Suisse

Selon Frédéric Cocqu, le sélectionneur national, les Helvètes ne sont pas à leur vraie place en fond de classement.

Rugby: la Belgique devra se méfier de sa visite en Suisse
©JC Guillaume

"Les chiffres sont souvent peu révélateurs, ne vous y détrompez pas." C'est en substance les mots exprimés par Frédéric Cocqu avant le déplacement des Diables Noirs en Suisse pour le compte de la troisième journée du Rugby Europe Trophy. "Quand on griffonne sur papier le classement des deux nations à l'aube de l'affrontement, on est logiquement dans la peau du favori puisque nous sommes remontés à la deuxième place à la faveur du forfait de l'Ukraine et de notre succès bonifié en Allemagne. Trois lignes plus bas, notre hôte est classé à la dernière place après deux rencontres mais il s'est tiré une balle dans le pied à domicile contre la Lituanie et menait de 12 points face aux Polonais à vingt minutes du terme…"

Des chiffres qui font réfléchir évidemment d’autant que les Helvètes pourront disposer des six éléments évoluant en France (Fédérale 1) et en Angleterre. Ils seront surtout redoutables au niveau de la puissance de leurs avants dans les regroupements. Quant aux Diables Noirs, arrivés du côté d’Annemasse, à la frontière franco-suisse jeudi, ils opposeront une phalange toujours orpheline de nombreux cadres.

"Nous gardons en mémoire la victoire en Allemagne. Ce fut un gros moment de plaisir et cela a permis au groupe d'engranger de la confiance. Un sentiment de joie néanmoins teinté d'une pointe d'amertume quand je pense aux nombreux joueurs qui font l'ADN de l'équipe nationale depuis plusieurs années, qui ont été convoqués mais qui n'ont pas répondu favorablement à l'invitation," enchaîne le directeur technique national. Sans oublier l'absence de Julien Berger, auteur d'un gros match en n°9 chez les Teutons et out pour au moins trois mois.

Frédéric Cocqu souhaite aussi modifier la dynamique des Belges quand ils évoluent à l’étranger même si, ces dernières années, les Diables Noirs étaient souvent confrontés à des cadors comme la Géorgie, la Roumanie ou encore la Russie.

"On n'est plus dans le même mode de management que dans un passé récent. Aujourd'hui, nous voulons tenter de remporter chaque match, en alignant à chaque occasion la meilleure équipe possible. C'est un historique que l'on doit changer. On l'a vu avec le succès en Allemagne. Tout n'y fut pas parfait mais nous avons su gérer nos temps forts et surtout nos temps faibles." Le sélectionneur des Diables Noirs donne d'ailleurs d'ores et déjà rendez-vous aux supporters belges pour la réception de la Pologne samedi prochain au Stade Nelson Mandela). "Nous aurons besoin de leur soutien, c'est une certitude," conclut Frédéric Cocqu.

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