Le Comité des Six Nations a décidé jeudi de reporter le match France - Écosse, prévu ce dimanche et comptant pour la 3e journée du Tournoi. À ce stade, on ne sait toujours pas quand les Tricolores pourront ou pas affronter les Écossais. Jusque mercredi et malgré l’apparition de 16 cas de Covid (dont 11 joueurs) au sein du groupe France depuis le 15 février, le "Testing Oversight Group" (TOG, groupe de surveillance des tests), mis en place par le Comité du Tournoi, avait maintenu la rencontre entre le XV de France et l’Écosse. Jeudi matin, l’apparition d’un nouveau cas positif au sein du groupe France a changé la donne, la fédération a fait savoir qu’elle avait décidé la suspension des entraînements. Dans la foulée, le Comité des Six Nations a estimé que le risque était trop conséquent et que le joueur était considéré comme cas contact, entraînant de facto le report de la rencontre. L’affaire a pris de l’ampleur et Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports, a demandé au président de la fédération, Bernard Laporte, de diligenter une enquête interne relative à la mise en œuvre et au respect du protocole sanitaire validé par les autorités en amont du Tournoi pour tenter de comprendre de quelle manière la chaîne de contamination s’est constituée au sein du XV de France et dans la bulle sanitaire mise en place autour de la délégation.

Selon plusieurs sources convergentes, la bulle sanitaire aurait été percée dans les jours qui suivirent le succès en Irlande par le sélectionneur Fabien Galthié ou par un préparateur physique dont l’identité n’a pas été révélée.

Pour le vice-président de la fédération, Serge Simon, le patient zéro, on le connaît : "C’est notre préparateur physique", suite au contact de l’équipe de France de rugby à VII, qui s’est entraînée avec le XV de France. De son côté, Galthié a assuré que tous ses agissements ont été conformes au protocole sanitaire. Mais la situation est complexe. Pour les oppositions à l’entraînement, à Nice puis à Marcoussis, le staff avait fait appel aux septistes français. À Nice, les joueurs et le staff n’étaient pas cantonnés 100 % du temps dans leur hôtel privatisé. Ils avaient rendu visite au personnel du centre hospitalier de Nice et ont eu droit aussi à quelques jours de repos pour rejoindre leur famille. Du côté des clubs, qui fournissent les joueurs, les langues se délient et les critiques se font acerbes envers la gestion de la situation à Marcoussis…