Rugby

Alors que la phase de poule de la Coupe du monde touche bientôt à sa fin, les derniers matches se jouant le 13 octobre, l’un des thèmes récurrents à chaque World Cup concerne la cadence, parfois infernale, que doivent suivre les équipes.

Sont-elles toutes soumises au même régime? Comment arrive-t-on à gérer cette fatigue physique?

Ce mercredi, le pays de Galles affronte les Fidji pour reprendre le leadership à l’Australie dans la poule D et en même temps assurer sa place en quarts de finale alors que les Fidjiens joueront le tout pour le tout pour se hisser parmi les huit meilleures nations mondiales.

Mais mises à part l’Afrique du Sud et le Canada, qui ont déjà terminé cette première partie de Mondial, certaines équipes auront encore un devoir à assurer par la suite. C’est notamment le cas des Gallois qui affronteront l’Uruguay dimanche.

Autant dire un calendrier pour le moins serré avant d’entamer les choses sérieuses en quarts de finale (le 19 ou le 20 octobre).

Au Japon, les Gallois ne sont pas les seuls à connaitre ou à avoir connu cet enchainement rapproché alors que la menace d’intempéries bien spécifiques du pays du Soleil Levant plane au dessus de certains matches.

Un rapide coup d’oeil au calendrier nous montre par exemple qu’au total, l’Afrique du Sud n’aura eu que 17 jours de repos au total durant la phase de poule (quatre matches disputés), là où l’Ecosse en comptera 21 au moment de son dernier match dimanche contre le Japon, important pour l’accession au tour suivant.

Exceptés l’Australie et l’Irlande, toutes les grosses nations de l’Ovalie ont même dû gérer un temps de repos très court de seulement quatre jours, cinq pour le délai le plus court pour les Aussies et les Britanniques.

Des situations pas forcément évidentes avec lesquelles les équipes sont confrontées seulement tous les quatre ans, moment de la Coupe du monde.

La règle stipule en effet que cinq jours pleins de repos sont obligatoires pour un joueur entre deux rencontres. Sauf qu’avec la Coupe du monde, la situation est tout autre.

Aucune équipe n’a d’ailleurs pu commencer deux matches d’affilée avec le même quinze et disposer d’un groupe élargi au delà des 30 éléments, 31 par exemple pour la France, permet de solutionner ces aléas dans un environnement climatique pour le moins éprouvant.

“Enchaîner deux fois 80 minutes, ça paraît très compliqué. Dire que c’est impossible… Rien n’est impossible”, explique pourtant l’ouvreur français Camille Lopez aux médias français. “Tout dépend de la physionomie du match. Il y a des postes plus exposés que d’autres. Honnêtement, au mien, je sors de certains matchs où je n’ai pas été exposé et je pourrais rejouer quatre jours après. Mais pas les collègues de devant car là ça tape toujours fort…”, peut-on lire sur Le Figaro.

Les Gallois seront dans cette sitation dimanche, quatre jours après leur dernier match disputé ce mercredi et feront certainement comme l’Afrique du Sud qui, pour jouer le Canada il y a deux jours, avait renouvelé 13 de ses quinze titulaires.