Maxime Monfort après son marathon du Mont Blanc: “J’ai déjà été beaucoup plus loin dans l’effort à vélo”

L'ex cycliste pro a apprécié sa première expérience sur une course en montagne, bouclée aux portes du top 100.

Eric Verschueren
Maxime Monfort après son marathon du Mont Blanc: “J’ai déjà été beaucoup plus loin dans l’effort à vélo”
©BAUWERAERTS DIDIER

C'était l'un des grands classiques de trail de montagne ce dimanche, du côté de Chamonix, avec le marathon du Mont Blanc (42 km, 2500 m D+). Avec une victoire du Britannique Jonathan Albon (multiple champion du monde de courses à obstacles, champion du monde de trail en 2019) en 3h35'20 chez les messieurs et de l'Espagnole Sara Alonso en 4h14.49.

Côté belge, le premier classé est Rémy Gardier, un Liégeois de 25 ans exilé en Suisse depuis 2017 pour raisons scolaires et professionnelles, ancien cycliste passé sur le trail fin 2019 avec succès puisque l’an dernier, par exemple, il s’était imposé sur le 100 km du Swiss Peak. Au pied du Mont Blanc, Gardier termine 22e d’un plateau incroyablement relevé, en 4h09’. A revoir lors de la prochaine CCC...

Aux portes du top 100 (108e en 5h05’), on trouve également un ancien cycliste, le Nadrinois vivant aujourd’hui sur les hauteurs d’Aywaille Maxime Monfort. C'était là un premier essai sur une course de montagne pour lui: bien joué!

"Je me doutais bien que cela allait me plaire", nous expliquait-il sur le chemin de retour vers la Belgique celui qui s'est mis au trail de façon plus assidue après avoir rangé son vélo. "J'ai passé un bon moment. Maintenant, j'aurais souhaité être mieux préparé pour cette première expérience sur un trail de montagne, sur une distance que je n'avais encore jamais expérimentée en course. Mais j'ai longtemps été blessé au pied, d'où du retard. Et puis, surtout, je ne suis plus un sportif professionnel. Ce qui signifie, entre autres, que je n'ai plus le temps comme avant pour m'entraîner. La priorité va à l'exercice de mon métier (NdlR: directeur sportif chez Lotto)."

Maxime Monfort après son marathon du Mont Blanc: “J’ai déjà été beaucoup plus loin dans l’effort à vélo”
©BAUWERAERTS DIDIER

Maxime Monfort, qui pense avoir doublé quelque 1800 coureurs sur le parcours (il était dans la 4e vague, avec 10 minutes d'écart entre les départs), a fait une course à sa main. "J'ai déjà été beaucoup plus loin dans l'effort à vélo en termes de données cardiaques", explique-t-il. "Par contre, j'ai pu vérifier que sur ce genre de compétition, le facteur limitatif, en tout cas pour moi, se situe au niveau musculaire. Je n'ai jamais cela sur le vélo. Débuts de crampe, muscles un peu fatigués... limitent la performance..."

"Plus long? Ce ne sera pas pour tout de suite..."

Pour ce qui est des autres composants entrant en ligne de compte pour réussir ce type de trail, notre compatriote avait les voyants au vert. "Pour ce qui est de l'alimentation, avant et pendant la course, j'ai suivi exactement les protocoles que l'on met au point avec l'équipe cycliste", indique-t-il. "Aucun problème de ce côté-là. On m'avait parlé des chocs de la course à pied qui pouvaient éventuellement gêner la digestion, mais cela a été. Peut-être aurais-je pu boire plus (un peu plus de 4 litres sur 5 heures)."

Si on le reverra sur ce genre de format? Certainement. "Par contre, pour du plus long, ce ne sera pas pour tout de suite", termine-t-il. "D'abord il me faudrait plus de temps. Je ne l'ai pas pour le moment. Et comme j'ai toujours envie de performer, il faudra encore attendre avant de me voir sur un ultra..."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be