Running Alexandra Tondeur livre quelques conseils pour tous les runners qui vont se tester ce dimanche au triple effort lors de la 1re édition de l’Ironlakes.

Courir un semi-marathon, voire un marathon, après avoir enchaîné natation et vélo est un effort bien différent que de courir "simplement" cette même distance "à sec". C’est une expérience que s’apprêtent à vivre plus de 1 000 sportifs ce dimanche à l’occasion de la première édition de l’Ironlakes, triathlon demi et longue distance aux Lacs de l’Eau d’Heure. Un grand succès pour un évènement amené, d’ici 12 ou 24 mois, à obtenir le label Ironman qui lui permettra de grandir et de rayonner encore plus vers l’étranger.

Parmi le millier de triathlètes en lice, de nombreux Belges habitués à la course à pied et pour qui ce sera une première sur le triple effort, notamment sur le half (1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21,1 km de course à pied).

Alexandra Tondeur, championne du monde en titre de triathlon longue distance, ne connaîtra pas le même souci. Marraine de l’évènement, elle dispense quelques conseils pour aborder au mieux la partie course à pied d’un triathlon auquel elle devrait, sauf changement de dernière minute, participer. "Je suis vraiment ravie de voir l’engouement qui est né autour de ce premier Ironlakes. 1 000 inscrits pour des longues distances en Belgique, cela prouve qu’il y a une réelle demande et une place pour une organisation de ce type, amenée à se développer sur un site qui s’y prête à merveille."


La fin du parcours à vélo

"Il est conseillé de calmer le jeu dans les derniers kilomètres à vélo, dans l’optique de la course à pied. Chacun aura son conseil ou sa méthode. De mon côté, je diminue quelque peu les watts, pas la cadence, dans les 10 derniers kilomètres. Il faut en tout cas éviter de pousser un gros braquet avant d’enfiler ses baskets. La fin du parcours à vélo est aussi le moment de s’alimenter correctement, surtout en liquide, cela étant plus compliqué lorsque l’on court. Enfin, il ne faut pas négliger l’aspect mental, en se projetant déjà sur la transition et la course qui va suivre dans les dernières minutes de la partie vélo."

© Belga

La transition vélo/course à pied

"La zone de transition, tant de la natation vers le vélo que du vélo vers la course à pied, peut faire peur. Pourtant, il ne faut rien d’autre que de la préparation et de l’entraînement pour gérer ça correctement, comme pour tout le reste finalement. Pas question d’arriver en dernière minute sur le site. Il faut prendre le temps de reconnaître les zones de transition, savoir où il faut descendre de son vélo, où ranger ses affaires et où sortir. Et puis se repasser ce schéma dans sa tête plusieurs fois. Pour ne pas avoir de surprises, il faut aussi prendre le temps de lire le règlement au préalable, faire une check-list avec les affaires dont on a besoin et les ranger correctement de manière à savoir exactement ce qu’on doit embarquer avant de repartir courir. Si tout cela est fait minutieusement, il n’y a aucune raison de paniquer, tout se passera bien."


L’enchaînement avec la course à pied

"Les premières centaines de mètres sont, pour tout le monde, compliquées. Personnellement, je sais qu’il me faut toujours 1 ou 2 km pour trouver mon rythme. Il ne sert donc à rien de paniquer. Là aussi, il faut évidemment habituer son corps à la transition vélo/course à pied en la faisant régulièrement à l’entraînement. C’est néanmoins normal si votre rythme et votre cadence ne sont pas les mêmes que lorsque vous pratiquez uniquement la course à pied. On ne court pas un semi-marathon au même rythme qu’habituellement après avoir nagé et roulé au préalable. Cependant, face à la fatigue déjà présente dans l’organisme, il est essentiel de se focaliser sur ce que l’on fait, de ne pas se désunir et de faire attention à sa posture, de manière à être le plus efficace possible et à entrer au plus vite dans la dernière partie de sa course."