Un friss pèkèt à Arbespine, reportage au coeur d'une course pas comme les autres (VIDEO)

Jacot Jérôme
JALHAY. LA COURSE PEKET A ARBESPINE. Photo Michel Tonneau
JALHAY. LA COURSE PEKET A ARBESPINE. Photo Michel Tonneau ©TONNEAU

Plongée dans l’ambiance d’une course atypique en Province de Liège


Ciel gris, bise glaciale, 5 degrés au thermomètre… Nous sommes à Arbespine, un hameau de la commune de Tiège, à l’Est de la Province de Liège. À une encablure de Spa et de Verviers. À la porte des Fagnes… Un hameau dont la population triple voire quadruple une fois par an. Un samedi de novembre depuis maintenant une dizaine d’années.

Ce jour-là, le gîte accueille des centaines de coureurs venus des quatre coins de la Province. On a même dépassé un jour la barre des 1.000. "Pourquoi une course de cette connerie (sic) a un tel succès ?" beugle dans son gueulophone Marcel Oger, jusqu’il y a peu encore grand maître des lieux.

On va te le dire, Marcel : on court en famille, entre amis… Juste pour le fun… et pour le pèkèt bien évidemment. Et l’hôte du jour le sait. "C’est une des plus belles courses de Wallonie", avait-il lancé juste avant, sûr de son effet, à la cantonade.

Camaraderie et folklore

Le relais pèkèt est assurément une des épreuves les plus conviviales de Wallonie où la camaraderie n’est pas un vain mot et le folklore, en terres de carnaval, nullement usurpé. Demandez à la XP Team. Il suffit que le premier athlète fasse un pas de côté pour se jeter un petit blanc cul sec pour faire monter la fièvre. Et quand il s’agit en plus d’un des ténors, ça ne mange pas de pain - juste du boudin - et cela fait se soulever la foule. Il suffit d’un… Et puis c’est la déferlante. Ravito en rafale pour Renaud Delhez qui les goutte presque tous dès le premier tour…

Au départ, il n’y avait que du blanc (et de l’eau). Mais aujourd’hui, les coureurs et coureuses, très nombreuses également à goûter au breuvage, ont droit à de la violette, de la pomme, de l’orange, du cuberdon mais aussi des fruits des bois…

Bref pour tout le monde et pour tous les goûts. Après l’effort… plus de réconfort car les participants ont cruché. Une quarantaine de bouteilles au total… On refait la course dans la prairie, au coin du feu. On compare les temps, on prend du bon temps.

"C’est génial, les générations passent mais l’ambiance reste identique. Et avec les anciens, on est content de se voir et de se tirer la bourre en course et d’en boire un après…" sourit Christian.

C’était une après-midi d’automne à Arbespine, petit hameau sur les hauteurs de Spa.

En images

Toutes les photos de ce rendez-vous sont à découvrir sur la page facebook 100% running de la DH, Belgium Running

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