Au coeur d'Olne-Spa-Olne ou La Mecque du trail belge (VIDEO)

Warègne Sébastien

Le Namurois Antoine Portetelle partage avec nous son vécu sur les 70 km de la 22e édition de OSO

Certains le considèrent comme La Mecque du trail en Belgique. S’il n’est pas le plus long, le plus dur ou le plus technique, Olne-Spa- Olne, OSO pour les intimes, est la course pionnière de la discipline dans notre pays. Ce dimanche, cet ultra-trail a fêté sa 22e édition. Pour Belgium Running, Antoine Portetelle, 60e sur la ligne d’arrivée en 7h35, nous aide à décrypter cette course mythique qui proposait une seule distance de 70 kilomètres, avec 2.250m de dénivelé positif. Tout un programme.

Ambiance décontractée

La bonne humeur dans le peloton des traileurs n’est pas une légende. Une fois de plus, cela a pu se confirmer à Olne-Spa-Olne, comme l’explique Antoine Portetelle. "Au départ, tout le monde est décontracté. Si la lumière est encore tamisée au moment de s’élancer, on ne ressent aucune tension dans le peloton", explique le Namurois, également impressionné par la qualité de l’organisation. "Je ne savais pas avant le départ qu’il s’agissait de l’un des plus anciens ultras de Belgique. Sur place, on sent en effet toute l’expérience des organisateurs, ils sont rodés et méticuleux mais ne se prennent pas la tête", poursuit celui qui a énormément apprécié le côté convivial de cette épreuve malgré les 900 personnes au départ. "Les ravitos se font chez l’habitant, dans un garage ou un abri, c’est vraiment agréable. Sans oublier que les bénévoles sont vraiment sympas" Cerise sur le gâteau, s’il fait 70 kilomètres, l’OSO reste tout à fait abordable pour le portefeuille. "J’ai été bluffé par le prix. Parfois, il faut débourser plus d’un euro du kilomètre. Ici c’était seulement 15 euros et nous avions une lasagne et un cache cou à l’arrivée."

Parcours "roulant"

Quand on n’est pas familier de la région et qu’on y débarque pour se frotter à Olne-Spa-Olne, on prend rapidement conscience des difficultés à venir. Pourtant, pour Antoine Portetelle, cette épreuve se veut plutôt roulante. "Nous n’avons pas pris de montées trop raides comme il peut en avoir sur de nombreux trails. Il s’agit plutôt de longs faux plats où il est possible de courir. Du coup, je n’ai pas spécialement trop senti l’important dénivelé." Là ou cela fait plus "mal", c’est surtout aux transitions. "Une fois que les kilomètres s’accumulent, cela devient difficile, encore plus quand on passe d’un bois à l’autre par une partie en bitume. Il y en a plusieurs sur le parcours et c’est vraiment cassant." Pas de quoi perdre le moral. Et même en cas de baisse de régime, pour retrouver le sourire, il suffit d’ouvrir les yeux. "Lorsqu’on arrive sur un sommet, c’est tout simplement incroyable. Les paysages sont magnifiques et on en prend plein les yeux." Et il suffit de suivre le guide, ou plutôt le balisage de qualité. "Le fléchage est un sans-faute. Toutes les rubalises sont bien placées et les marquages à la chaux bien indicatifs."

Un niveau incroyable

Devant la masse des coureurs, Stijn Van Lokeren n’a laissé aucune chance à ses adversaires sur cette édition 2017 de l’OSO. Le Flandrien a relégué le dernier participant à plus de 8h ! Une performance qui reflète le niveau de la course. "En fait, c’est une épreuve cosmopolite sur laquelle il y a beaucoup d’athlètes qui viennent d’assez loin", explique encore Antoine Portetelle, qui, malgré son niveau, a rapidement vu s’échapper les premiers. "Le départ est assez roulant et permet d’écrémer rapidement le peloton, surtout que les premiers partent comme des fusées. À l’arrivée, alors que j’ai fait presque du 10km/h de moyenne, je suis pourtant à près de deux heures du premier. C’est impressionnant." Du haut de ses 26 ans, Antoine Portetelle est un des plus jeunes dans le Top 100. "Cela se voit que c’est une course d’expérience, de nombreux athlètes bien classés flirtent avec la quarantaine, voire la cinquantaine. Autant dire que pour faire une performance à Olne-Spa-Olne, il faut du coffre."

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