Forêts luxuriantes et reliefs montagneux: bienvenue à Madère

Nous étions au cœur de la 2e édition de la Maxi Race Madère pour vous faire découvrir les charmes d’une île qui a bien des atouts.

Thibaut Hugé, R.VP
Forêts luxuriantes et reliefs montagneux: bienvenue à Madère
©JORDI SARAGOSSA

Nous étions au cœur de la 2e édition de la Maxi Race Madère pour vous faire découvrir les charmes d’une île qui a bien des atouts.


De l’océan, d’impressionnants massifs rocheux s’érigent telles des falaises, laissant deviner quelques singles sur lesquels nos mollets ont hâte de se régaler. En quelques centaines de mètres, vous passez, par endroits, du niveau zéro à plus de 1 000 mètres d’altitude. Et les reliefs, dans une nature luxuriante, semblent s’enchaîner à perte de vue.

Bienvenue à Madère, île d’origine volcanique portugaise située à moins de 2 heures de vol de Lisbonne et qui a l’habitude d’envoyer aux traileurs du monde entier des images paradisiaques tout au long de l’année, notamment via les grands rendez-vous qui s’y tiennent comme la Madeira Island Ultra Trail - MIUT - en avril ou l’Ultra Skyrunning Madeira en juillet.

Forêts luxuriantes et reliefs montagneux: bienvenue à Madère
©Jordi Saragossa

C’est dans ce décor que, en ce début de mois de décembre, a pris place la Maxi Race Madère, 2e édition de la déclinaison portugaise du très populaire rendez-vous ayant lieu chaque année à Annecy. Une période de l’année où le calme règne sur une île où le sport est loin d’être la seule forme de tourisme y trouvant grâce et où le climat, bien loin de la réalité belge, taquine toujours les vingt degrés. "Là où d’autres ont déjà les pieds dans la neige", sourit Patricio Fernandes, à la tête de la petite équipe organisatrice.

Chaussures de trail aux pieds, sac d’hydratation bien fourni et bâtons à la main, nous nous sommes donc lancés samedi dernier à l’assaut de cette épreuve jouant la carte de la convivialité à une époque où la plupart des coureurs en ont fini avec leurs grands objectifs de l’année. Au menu, 59 km pour un peu plus de 3 500 mètres de dénivelé positif, dans une partie nord-ouest de l’île plus sauvage et où l’on peut s’aventurer au sein de la forêt laurifère indigène, reconnue patrimoine mondial naturel de l’humanité. De quoi bien occuper la journée et faire souffrir les quadris.

Des décors variés

L’édition 2019 fut pourtant loin d’être celle rêvée pour Patricio Fernandes, qui essaye de faire grandir une épreuve devant faire face à rude concurrence sur l’île. Avec un aéroport fermé durant 48 heures les jours précédant la course en raison du vent, des grèves perturbant l’arrivée des participants français et un cocktail météo fait de bruine, vent et fraîcheur, les quelque 250 coureurs n’ont que rarement pu s’abreuver de décors dignes de cartes postales. Le 115 km, l’une des 4 distances au menu, a d’ailleurs dû être annulé en dernière minute, renvoyant Antoine Guillon et les autres participants de l’ultra vers le 60 bornes.



Du D + en guise d’apéritif

6 heures du matin. Frontale calée sur le crâne et 1 400 mètres de dénivelé positif en guise d’apéritif sur les premiers 6 kilomètres. Madère, quand on arrive de la côte, laisse directement sa carte de visite. Une pente ardue mais régulière, à la technicité modérée, permettant de garder un rythme constant une fois celui-ci trouvé. L’île offre une variété de paysages qui en fait un fantastique terrain de jeu. Des singles dans des forêts donnant l’impression d’avancer dans la jungle en passant par des villages typiques ou encore de longues descentes à l’adhérence plus que précaire. Sans oublier des passages dignes… de nos forêts ardennaises, la boue y compris lors de cette édition 2019 placée sous le signe de l’humidité et du vent.

Forêts luxuriantes et reliefs montagneux: bienvenue à Madère
©Jordi Saragossa

Face à l’immense potentiel de l’île, cette Maxi Race doit cependant pouvoir encore offrir un peu plus, en troquant certains plateaux plus monotones contre l’un ou l’autre single aux points de vue qu’on devine à couper le souffle. Sans perdre son âme familiale, celle-là même qui permet aux élites et coureurs anonymes de se retrouver pour partager bières et repas après une longue journée d’effort.

"Le potentiel trail est énorme ici, et nous voulons en profiter pour offrir une expérience différente", souffle Patricio Fernandes. "Mon plus grand souhait est que la Maxi Race Madère soit connue dans le monde pour cet esprit de plaisir et de partage. Sans aucune hésitation, je préfère avoir 500 coureurs au départ en conservant cet ADN plutôt que 1 000 sans."


L'avis d'un trailer-pro: "Sur cette île, tous les chemins sont incroyables"

Gediminas Grinius était l’une des stars de la Maxi Race Madère. Le Lituanien était supposé courir tranquillement avec sa femme mais a finalement décidé d’y aller pour la gagne sur 25 kilomètres. Il s’est perdu à quelques encablures de la fin alors qu’il était largement devant. Sa deuxième place lui laisse un goût amer mais n’entache pas son bon week-end de trail.

"À Madère, il est difficile d’avoir une mauvaise course car les chemins sont incroyables. J’adore Fanal. C’est le plus bel endroit du tracé selon moi. Cette forêt est folle et très dense. Elle est très humide et des gouttes d’eau tombent des feuilles. Avec le brouillard, ça donnait une ambiance spéciale. Il y avait beaucoup de boue. Je devais parfois être plus prudent. L’état de la route ajoutait un charme au tracé. J’aime les routes difficiles qui font souffrir les organismes. Le terrain était technique comme je les aime. J’avais prévu de bonnes chaussures avec du grip. Je pouvais passer à fond sur les rochers et me faire plaisir."

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