Le Français Julien Chorier, 39 ans et professionnel depuis plus de 10 ans, évoque ce qui lui permet d’être toujours là après avoir déjà gagné la Diagonale des fous en 2009.

À 39 ans, Julien Chorier fait partie des visages expérimentés de la planète trail. Le résident de Saint-Thibaud-de-Couz (Savoie) s’imposait déjà voici 11 ans sur l’édition 2009 d’une Diagonale des fous que le triple vainqueur de l'UTMB François D’Haene, cinquième, découvrait alors.

Deux ans plus tard, ce papa de deux enfants doublait la mise à la Réunion, après avoir également décroché la HardRock 100 lors de cette même saison 2011. Devenu capitaine du team trail Hoka One One, Julien Chorier nous a partagé sa vision de la réussite sur la durée dans une discipline aussi exigeante que l’ultra trail. Elle est pour ce docteur en génie civil un savant mélange entre une vie de famille équilibrée et une pratique sportive saine.

"L’élément clé est de trouver ce bon compromis entre vie de famille et passion de l’effort", débute celui qui a terminé 4e l'an dernier de la TransGranCanaria. "Sans quoi on en fait trop et un athlète, si doué qu’il soit, ne fait qu’une carrière éclair. Si on n'a que le sport, on ne pense plus qu'à ça et ça mène à l'excès. Des exemples de gars très talentueux qui n’ont duré qu’une ou deux saisons en raison d'une charge de travail bien trop importante, j’en ai vu de nombreux. Car l’ultra, c’est bon, mais avec modération. Et si on veut augmenter la dose, il faut toujours voir l'entraînement dans son ensemble, en n'hésitant jamais à intégrer à sa préparation d'autres disciplines moins sollicitantes."

© Hoka One One

Pour Julien Chorier, c'est la personnalité du coureur qui fait la différence et qui est presque aussi importante que ses qualités sportives. "Il faut être bien avec soi-même pour faire une carrière et exploiter au mieux ses qualités. Il suffit de voir les personnalités qui dominent l’ultra pour s’en convaincre. Un équilibre qui crée des personnes stables et des athlètes complets capables de performer sur la durée."

Privé de compétition suite au Covid-19 et à un début d’année marqué par une blessure, le Français profite du déconfinement sportif pour s’offrir de nouvelles perspectives. Qui prendront, dès la mi-juin, la forme d’un stage trail de 3 jours ouvert au public dans le Massif des Bauges pour celui qui est aussi accompagnateur diplômé en moyenne montagne. Et avec, si la situation sanitaire le permet, une participation au Festival des Templiers en octobre prochain après une reprise en compétition lors du Val Tho Summit Games début août, station pour laquelle il est ambassadeur.