La Bouillonnante, monument du trail belge créé en 2006 qui attire chaque année près de 3000 coureurs à Bouillon, sera désormais emmenée par l’asbl Biotrail, qui compte bien pérenniser le rendez-vous en se basant sur la recette qui a fait son succès dans un premier temps avant d’y apporter sa touche personnelle par la suite. Biotrail est un club né à Floreffe voici 3 ans et qui compte aujourd’hui quelque 170 membres au sein de ses 3 antennes, à Floreffe, Marche-les-Dames et Braine-le-Comte

Nous avons profité de cette occasion pour nous entretenir avec Samuel Defleur, président de l’asbl Biotrail qui, outre son goût pour les 3es mi-temps, partage bien des similitudes avec l’ADN de ce qu’était La Bouillonnante jusqu’ici et dont l'édition 2021 est prévue le 24 avril.


Vous voilà, avec Biotrail, à la tête de La Bouillonnante. Un fameux défi !

"Oui, mais on n’a pas hésité lorsque l’opportunité s’est présentée. Un challenge comme celui-là ne se présente que très rarement dans une vie. On a donc directement dit oui ! Qui plus est, il n’était plus prévu de faire l’Apéro Biotrail. Nous n’avions plus de projets en termes d’organisations. Voilà qui tombait bien !"

Est-ce qu’on peut s’attendre à d’importants changements dès l’édition 2021 de La Bouillonnante ?

"Dans un premier temps, nous voulons assurer la continuité de l’évènement, en conservant ce qui fonctionnait. C’est une grosse organisation, une expérience que nous n’avons encore jamais relevée jusqu’ici avec Biotrail. Mener cette édition 2021 à bien sera notre premier défi."

© Biotrail

Et sur le long terme, est-ce qu’il y aura une touche Biotrail ?

"Nous allons tenter d’apporter un souffle nouveau. Nous sommes cinq, avec plein d’idées. Pourquoi ne pas proposer, en plus des 3 parcours classiques, une longue distance par exemple, qui a déjà rencontré du succès par le passé lorsque cela a été proposé. Nous aimerions aussi apporter l’une ou l’autre nouveauté dans les parcours, même si nous ne connaissons pas aussi bien la région que l’équipe précédente. Mais rien ne sert de vouloir aller trop vite. Il faudra d’abord qu’on prenne nos repères en 2021, avec les conseils de ceux qui étaient en place jusqu'ici. On veut aussi préserver et développer le rayonnement international qu’avait pris l’épreuve ces dernières années, en restant notamment dans le Golden Trail National Séries et en attirant le plus beau plateau possible."

Dans Biotrail, on retrouve « bio ». Qu’est-ce que cela sous-entend quant à votre approche du trail ?

"Nous trouvions, en lançant l’asbl voici 3 ans, qu’il manquait une approche eco-responsable dans la pratique du trail. Depuis, les mentalités ont quelque peu évolué et pas mal de bonnes choses ont été faites. Nous voulons évidemment continuer dans cette voie et privilégier les circuits courts, le réutilisable, le co-voiturage, etc. Cela se traduira dans du concret sur les prochaines éditions de La Bouillonnante, où il faudra réaliser la parfois difficile équation que constitue un gros évènement avec cette approche «bio »."


Patrick Van Gasse: "Ne pas faire l'année de trop"

Ce n'est pas l'année 2020 et la crise du Covid qui ont décidé l'équipe organisatrice de La Bouillonnante à se retirer. "Ce devait être notre dernière année", confirme Patrick Van Gasse, au four et au moulin depuis 2006 pour ce rendez-vous créé par amour de la région de Bouillon. "Il y avait un essoufflement au sein de l'équipe, ce qui est normal après 15 ans de bénévolat. Un bénévole, ça reste 3-4 ans habituellement. Nous, on a fait ça durant 15 ans. (rires) Nous ne voulions pas faire l'année de trop, vu l'énergie que cela demande."

La Bouillonnante continuera donc à exister, en conservant ses valeurs et son ADN. "Nous ne voulions pas céder la concept à n'importe qui", souligne Etienne Van Gasse, qui avait repris la tête de l'asbl La Bouillonnante et restera à disposition de la nouvelle équipe. "Ici, l'esprit reste. C'est super."

Les projets au Sénégal soutenus par La Bouillonnante depuis son lancement continueront par ailleurs à l'être à l'avenir.