Le thermomètre va enfin repasser allègrement au-dessus des 20 degrés ce dimanche. Une date qui correspond à la tenue des 15 Km de Charleroi, dans une version adaptée évidemment vu les circonstances (voir par ailleurs).

Cette remontée des températures n’est pas sans conséquence sur un effort tel que la course à pied. D’autant plus que, protocole oblige, il n’y a plus de ravitaillement en cours de route actuellement. Mieux vaut donc prendre de quoi s’hydrater avec soi au moment de s’élancer.

Boire pour ne pas sombrer

Un petit rappel des enjeux ? À l’effort, le corps produit beaucoup de sueur - jusqu’à un litre par heure - et il faut évidemment que le sportif prenne bien soin de compenser ses pertes par la prise de boisson. Sinon, il risque de creuser un déficit qui se traduit à terme par divers symptômes comme des crampes, des vertiges, de la nausée, des accès de faiblesse.

L’exercice lui semblera aussi de plus en plus pénible. La déshydratation entraîne en effet une diminution du volume sanguin, ce qui complique l’apport d’oxygène et de carburants aux tissus. Pour un débit sanguin donné, la fréquence cardiaque s’élève sensiblement et la performance s’en ressent.

Ainsi, une perte hydrique qui correspond à quelques pourcents du poids corporel représente déjà une chute importante d’aptitude. À terme, la déshydratation favorise l’émergence de multiples problèmes comme les tendinites, les calculs rénaux, les blessures musculaires ou les infections. Il arrive aussi un moment où les mécanismes de sudation s’arrêtent en raison du manque de liquides.

La température du sportif, qui se trouve déjà à des niveaux naturellement élevés (NdlR : il n’est pas rare d’enregistrer des fièvres jusqu’à 40 degrés chez un marathonien à l’issue de la course), peut alors dériver très rapidement vers des valeurs parfois dangereuses. Il faut donc boire régulièrement à l’effort sans attendre de se trouver en état de déshydratation.

Hyper, hypo ou isotonique ?

Mais boire quoi ? Tout dépend de la température ambiante et de la durée de l’effort. En dessous d’une heure, l’eau pure suffit. Dans le cas où l’on se livre à un effort plus long et plus intense, prévoyez des boissons plus sophistiquées. En transpirant, on perd aussi des sels minéraux, notamment du sodium. Les boissons énergétiques prévues pour l’effort sont donc légèrement salées. Elles apportent également du carburant sous la forme de sucres simples directement assimilables. Ces molécules en suspension dans le liquide s’appellent des électrolytes. Attention, si l’on choisit des boissons très riches en électrolytes comme les sodas, on risque d’accentuer le processus de déshydratation. Il faut alors couper ces boissons (dites hypertoniques) avec de l’eau. On peut également choisir de se réhydrater avec une boisson un peu moins concentrée que le plasma sanguin (une solution hypotonique) ou une boisson qui présente exactement le même niveau de concentration que le plasma sanguin (isotonique).

Autant de formules qui constituent désormais le marché de la boisson d’effort.