La caféine, substance interdite aux sportifs par l’Agence mondiale antidopage jusqu’en 2003, est aujourd’hui autorisée à l’entraînement et en compétition. Mais si elle peut vous booster, gare cependant aux effets secondaires non négligeables en cas d’abus ou de consommation régulière.

La caféine, substance présente dans différentes plantes (caféier, guarana, théier…), fut découverte en 1819 par le chimiste allemand Friedlieb Ferdinand Runge. Même si elle peut parfois prendre d’autres noms comme théine, guaranine ou matéine en fonction de la plante dont elle est extraite, il s’agit toujours de la même molécule. Elle agit comme stimulant du système nerveux central en entraînant une tachycardie et une stimulation mentale pendant plusieurs heures après sa consommation.

La caféine est consommée depuis des millénaires mais son mécanisme d’action fut élucidé beaucoup plus tardivement. En agissant comme antagoniste sur les récepteurs de l’adénosine, un neuromodulateur qui diminue l’activité neuronale du cerveau et provoque l’endormissement, la caféine bloque ce mécanisme et engendre les effets contraires.

En outre, puisque l’adénosine joue également un rôle dans la transmission de la douleur, la caféine est également utilisée comme analgésique dans certaines spécialités pharmaceutiques.

Interdite jusqu’en 2003

De ce fait, la caféine est consommée par un bon nombre de sportifs pour ses vertus stimulantes, analgésiques et permet également de repousser le seuil de fatigue, surtout lors des épreuves de longues distances.

Après avoir été interdite par l’Agence mondiale antidopage (Ama) jusqu’en 2003, la caféine est aujourd’hui autorisée à l’entraînement et en compétition.

Comme le constate le Conseil supérieur de la santé (CSS), la caféine est consommée par une grande partie de la population belge (y compris les sportifs), même si les données concernant l’ingestion de caféine restent plutôt rares dans notre pays. En 2004, les résultats d’une enquête sur la consommation alimentaire évaluaient à 2,2 mg par kg de poids corporel et par jour la quantité de caféine consommée en moyenne par les Belges. Le CSS mentionne tout de même que ces données devraient être revues bien à la hausse à l’heure actuelle, en raison de la consommation grandissante de boissons énergétiques et de caféine sous forme de "shots".

5,7 mg de caféine par kg de poids corporel et par jour

La sensibilité à la caféine diffère d’une personne à l’autre et en consommer en trop grande quantité peut avoir des effets secondaires non négligeables. Il ressort de la plupart des études sur le sujet que l’adulte sain ne devrait pas dépasser les 5,7 mg de caféine par kg de poids corporel et par jour, seuil au-delà duquel des effets indésirables tels qu’une toxicité générale, des effets cardiovasculaires, des modifications de comportement, une incidence accrue de cancer ou des effets sur la fertilité masculine peuvent être observés. Il existe de grandes variations interindividuelles car la vitesse de métabolisation de la caféine est génétiquement établie. Pour la majorité d’entre nous, la caféine est totalement métabolisée après 5 heures.

En résumé, si vous n’êtes pas hypersensible à la caféine et que vous n’êtes pas enceinte, consommer une dose modérée de caféine avant un effort sportif, surtout d’endurance, peut engendrer une augmentation de la performance.

Il est toutefois important de mentionner que le seuil recommandé par le CSS ne doit pas être dépassé et que la consommation de caféine peut générer une certaine accoutumance. De plus, la caféine est un diurétique léger, susceptible donc de vous déshydrater.



La caféine dans nos boissons

Voici une estimation de la quantité de caféine présente dans des boissons susceptibles d’être consommées au quotidien :

  • Café allongé (240 ml) : 75 à 175 mg
  • Espresso (60 ml) : 60 à 120 mg
  • Redbull (330 ml) : 100 mg

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